FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Anciennement por, puis porreau, du latin porrum. L’altération de porreau en poireau s’est d'abord produite dans la région parisienne, probablement sous l’influence du mot poire ; mais porreau est encore vivant dans les parlers régionaux[1].
(Militaire) Légume aux cheveux blanc et à la queue verte[2].

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
poireau poireaux
\pwa.ʁo\
 
Des poireaux. (1)

poireau \pwa.ʁo\ masculin

  1. (Botanique) Légume à feuilles longues et vertes, cultivées pour son pied blanc comestible.
    • Le poireau se sème à la volée dès la fin de mars. — (Félix Boncenne, Cours élémentaire d'horticulture, 1861)
    • J’aimais les poireaux.
      Que voulez-vous ? — Je haïssais l’oignon, j’aimais les poireaux. On me les arrachait de la bouche, comme on arrache un pistolet des mains d’un criminel, comme on enlève la coupe de poison à un malheureux qui veut se suicider.
      « Pourquoi ne pourrais-je pas en manger ? demandai-je en pleurant.
      — Parce que tu les aimes », répondait cette femme pleine de bon sens, et qui ne voulait pas que son fils eût de passions.
      — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
    • Épluchez une grande quantité de poireaux, coupez en quatre, supprimez le vert, lavez, faites blanchir à l'eau bouillante. — (Catherine de Bonnechère, La cuisine du siècle, 1900)
    • Ce jour-là, en arrivant à la Souleiade, la vieille Mme Rougon aperçut Martine dans le potager, en train de planter des poireaux — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, chapitre 7)
    • On entendait, sur le pavé, le craquement des roues des hautes charrettes chargées de choux, de navets, de poireaux, de carottes. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
    • À soixante-dix ans, Louise parlait encore de la salade de poireaux qu’on leur avait servie dans un buffet de gare : « Il prenait tout le blanc et me laissait le vert. » — (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, page 12)
  2. (Familier) Médaille du Mérite agricole.
    • Les bénéficiaires de ces petites fêtes d'immortalité [...] trouveront bien le moyen, en récompense, d'obtenir le ruban rouge, l'aubergine ou le poireau. — (Louis Bertrand, Flaubert à Paris, ou Le mort vivant (1921).)
  3. (Populaire) Verrue, excroissance présente sur la peau des hommes ou de certains animaux.
    • Avoir les mains pleines de poireaux.
    • Un cheval qui a des poireaux aux jambes. Un petit chien qui a des poireaux aux joues.
    • Elle a, par exemple, la barbe grise, un bouquet de poils ici, une petite mèche qui frisotte par là, et de tous côtés des poireaux comme des groseilles, qui ont l’air de bouillir sur sa figure. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
  4. (Au singulier) (Argot) État lorsque l’on attend ; temps qui passe durant cet état[3].
    • — Une plombe et mèche de poireau ! Pas un laune alentoire… j’vois qu’tringle comme pante, et la neuille qui s’débine !…
      — Calletez, v’la un gnière qui rapplique ! Planque toi, contre le bouclard, j’vais l’faire moi-même, et gâfe bien. Si l’gonse se r’biffe prends ta rallonge, on le refroidit ! En cas d’pet, on s’déhotte, et randève à la piôle pour le pied.
      — (Napoléon Hayard, Dictionnaire Argot-Français, Paris, La Maison Hayard, 1907, page 8)
  5. (Argot) Officier général.

VariantesModifier

SynonymesModifier

Excroissance
État ou temps écoulé lorsqu’on attend

DérivésModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

  •   poireau figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : légume.

TraductionsModifier

HyperonymesModifier

(simplifié)

Adjectif Modifier

poireau \pwa.ʁo\ invariable

  1. De la couleur vert doux des feuilles des poireaux. #4CA66B

PrononciationModifier

AnagrammesModifier

Voir aussiModifier

  • poireau sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier