pomponner

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XVIIIe siècle) Dénominal de pompon.

Verbe Modifier

pomponner \pɔ̃.pɔ.ne\ transitif ou pronominal 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se pomponner)

  1. (Didactique) Orner de pompons.
    • Pomponner un attelage de fête.
  2. (Familier) (Plus courant) Parer une personne, mettre la dernière main à sa toilette.
    • « Je ne suis pas un gouvernement, disait-il, et je n’ai point de décorations à leur donner quand ils se battent bravement entre eux ; mais les décorations dont je suis le grand-maître (il était fort riche de sa fortune personnelle), ce sont des gants, des buffleteries de rechange, et tout ce qui peut les pomponner, sans que l’ordonnance s’y oppose. » Aussi, la compagnie qu’il commandait effaçait-elle, par la beauté de la tenue, toutes les autres compagnies de grenadiers des régiments de la Garde, si brillante déjà. — (Jules Barbey d'Aurevilly, Le Rideau cramoisi, 1874, réédition Gallimard, collection Folio Classique, pages 23-24)
    • À la fin du mois, je pouvais apporter à ma femme, une centaine de francs, qu’elle dépensait aussitôt en pommades, en glycérine, en menus objets avec lesquels elle se parait, se maquillait, se pomponnait. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
    • — Comme c’est ingrat, dit-elle, les chiens : on dirait des hommes. En voilà un que j’ai soigné, embrassé, pendant un mois ; que j’ai fait tondre, laver, pomponner. Et pour quelques malheureux coups de canne, ça fait la tête. — (Paul-Jean Toulet, Mon Amie Nane, 1922)
  3. Mettre de la recherche et des ornements affectés, en parlant du style du discours.

TraductionsModifier

ParonymesModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier