postérité

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin posteritas (« avenir »), de posterus.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
postérité postérités
\pɔs.te.ʁi.te\

postérité \pɔs.te.ʁi.te\ féminin

  1. Suite de ceux qui descendent d’une même origine.
    • Toute la postérité d’Adam. - La postérité d’Abraham. - Il a laissé une nombreuse postérité.
    • Il est mort sans laisser aucune postérité, sans laisser de postérité, sans postérité. - La postérité masculine de François Ier a fini à Henri III.
  2. Tous ceux qui sont venus après une certaine époque, ou qui sont à venir.
    • […] ; mais que la postérité me maudisse dans ma tombe, si je ne suis pas un des premiers à te suivre partout où tu iras. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • On saura aussi et on révérera les courtisanes sacrées ayant réjoui le plus grand nombre d’hommes ou de femmes. Et leurs noms, gravés sur le marbre, seront conservés pour la postérité. — (Renée Dunan, Ces Dames de Lesbos, 1928)
    • C’est l’aléa de la postérité. Tel artiste de tel pays, après soixante-dix ans passés, est adopté et magnifié par tel artiste d’un autre pays, qui lui amène ses propres admirateurs. Les transmissions et métastases esthétiques sont infiniment subtiles et variées. Le Neveu de Rameau de Diderot est revenu en France grâce à Goethe. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Vingt-neuf mois d’exil, Grasset, réédition Le Livre de Poche, page 501)
    • L'intuition dont il n'est pas dépourvu lui suggère, d'aventure, que, pour prendre posture avantageuse devant la postérité, il lui faut feindre quelques sentiments d'humanité. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
  3. Tout ce qui viendra ensuite.
    • À beau mentir qui vient de loin. Le vieil adage hypothèquera pendant longtemps la postérité de la relation de voyage, comme le rappelle la célèbre boutade de Rousseau dans la note X du Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité (1755), qui provoquera comme on le sait la diatribe de Bougainville contre les philosophes de cabinet. — (Alain Guyot & ‎Roland Le Huenen, L'Itinéraire de Paris à Jérusalem de Chateaubriand : l'invention du voyage romantique, Presses de Paris Sorbonne, 2006, page 164)
    • De la postérité je n’ai plus de souci
      Cette divine ardeur, je ne l’ai plus aussi,
      Et les Muses de moi, comme étranges, s’enfuient.
      — (Joachim du Bellay, Las où est maintenant..., in Les Regrets, 1558)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier