poste restante

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Siècle à préciser) → voir poste

Locution nominale Modifier

Singulier Pluriel
poste restante postes restantes
\pɔs.tə ʁɛs.tɑ̃t\
ou \pɔst ʁɛs.tɑ̃t\

poste restante \pɔs.tə ʁɛs.tɑ̃t\ ou \pɔst ʁɛs.tɑ̃t\ féminin

  1. (Poste) Guichet où l’on garde certaines lettres jusqu’à ce que le destinataire vienne les réclamer personnellement.
    • Modeste écrivit une petite lettre polie à Dauriat, l’éditeur des poésies de Canalis, par laquelle elle lui demandait, dans l’intérêt du grand poète, si Canalis était marié ; puis elle le priait d’adresser la réponse à mademoiselle Françoise, poste restante, au Havre. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • À Madrid, les lettres adressées poste restante sont marquées chacune d’un numéro ; le numéro et le nom de la personne sont écrits sur une liste qu’on affiche contre les piliers ; il y a le pilier de janvier, de février, ainsi de suite ; l’on cherche son nom, l’on prend note du numéro, et l’on va demander sa lettre au dépôt, où on vous la délivre sans autre formalité. Au bout d’un an, si les lettres ne sont pas retirées, on les brûle. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
    • – Je n’ai pas de goût pour la poste restante. C’est un endroit… Tout le monde y fait figure de coupable… Tenez, si cela vous intéresse… — (Colette, Le képi, Fayard, 1943 ; éd. Le Livre de Poche, 1968, page 31)

TraductionsModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier