FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1554) Du latin médiéval potentatus (« puissance, souverain »), lui -même du latin potens (« puissant »). En 1370, signifiait « souveraineté ».

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
potentat potentats
\pɔ.tɑ̃.ta\

potentat \pɔ.tɑ̃.ta\ masculin

  1. (Politique) (Soutenu) Celui qui a la puissance souveraine dans un grand État.
    • Le Sénat décidait, mais derrière ses décisions nous saisissons l’action de ces potentats de la finance qui tenaient les fils dans l’ombre et faisaient mouvoir les acteurs du premier plan. — (Gustave Bloch, La République romaine, Flammarion, 1913)
    • Dans bien des cas, la coutume régionale et la pratique traditionnelle préislamique, combiné à la volonté arbitraire du potentat régnant, sont devenues la base légale du gouvernement. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, p. 64)
  2. Personnage qui possède un pouvoir excessif par sa situation économique, hiérarchique ou sociale.
    • Ces deux cent mille francs que son père gagnait chaque année dans les soieries lui valaient le respect et les saluts des gens de son quartier, et faisaient des siens les potentats de leur village, dans le département de la Loire. — (Valery Larbaud, Fermina Márquez, 1911, réédition Le Livre de Poche, page 229)
    • Le seul Arsène André, l’instituteur des Hautes Héez, ne craint pas le potentat, et M. Hector a échoué pour l’amener à plus de révérence […] — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Des potentats locaux concentraient tous les pouvoirs religieux, militaires et civils. — (Antoine Bello, Les Producteurs, édition Blanche, 2015, p. 239)

DérivésModifier

Quasi-synonymesModifier

TraductionsModifier

RéférencesModifier