pourpoint

Voir aussi : Pourpoint, pour point

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Substantivation de l’adjectif ancien français porpoint (« piqué, brodé ») ou aussi parpoint (« pourpoint ») dérivés du latin perpungo (« piquer au travers ») → voir per-, poindre, point et piqué.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
pourpoint pourpoints
\puʁ.pwɛ̃\
 
Chausses portées avec un pourpoint.

pourpoint \puʁ.pwɛ̃\ masculin

  1. (Habillement) Justaucorps, chemise ou habit d’étoffe piquée qui couvrait le corps du cou jusqu’à la ceinture.
    • "Philandre : Ce blasphème à tout autre aurait coûté la vie.
      - Tircis : Nous tomberons d’accord sans nous mettre en pourpoint.
      C’est-à-dire sans nous mettre en chemise pour nous battre — (Corneille, Mélite)
    • Il portait un élégant pourpoint garni de zibeline, un haut-de-chausses très-ample et des souliers fendus dans toute leur longueur. — (Ernst Theodor Amadeus Hoffmann, Le Diable à Berlin, 1820, Traduit par Henry Egmont)
    • Mon pourpoint n’est pas plus vieux que les tapisseries de la couronne. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
    • Il était simplement mis, mais élégamment vêtu d'un pourpoint de drap violet foncé avec de légères broderies de soie de même couleur. — (Alexandre Dumas, Les Deux Diane, 1847, chap.1)
    • Puis il passa par-dessus son jacques des chausses et un pourpoint gris et argent, qui étaient ses couleurs favorites. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre II)
    • Ce furent les Croisades qui firent pénétrer en France l’usage des parfums : on introduisait ceux-ci sous forme de peaux odoriférantes destinées à faire des pourpoints, des ceintures, des gants. — (Marcel Hégelbacher, La Parfumerie et la Savonnerie, 1924)
    1. Camisole.
      • (Poétique) pourpoint de pierre, prison.
      • Il ne sera pas bien à Lyon, de peur d’un pourpoint de pierre de taille en Pierre-Ancise. — (Patin, Lettres choisies)
    2. (Histoire) Cotte d’armes en taffetas, rembourrée, qui se portait sous l’armure.
      • pourpoint de sental.
  2. (Rare) (Désuet) (Cuisine) Morceau d’un lapin, d’un lièvre.
    • M. de Chevreuse se hâtait de manger quelque pourpoint de lapin, quelque grillade, enfin ce qui avait le moins de suc. — (Louis de Rouvroy de Saint-Simon, Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon)

DérivésModifier

TraductionsModifier

Voir aussiModifier

  • pourpoint sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier