prendre congé

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

De prendre et de congé.

Locution verbale Modifier

prendre congé \pʁʁɑ̃.dʁə kɔ̃.ʒe\ intransitif (se conjugue → voir la conjugaison de prendre)

  1. Faire les adieux qu’exige la politesse avant de partir.
    • Le Valdemar devait pousser son voyage de circumnavigation jusqu’à Seidisfiord, station située sur la côte orientale de l’Islande ; mais comme je caressais toujours l’idée de gagner Reykjavík par terre en franchissant le désert du Stórisandr, le moment était venu de prendre congé du capitaine Kihl et de mes compagnons de traversée. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, p. 70)
    • J’allai prendre congé des Danois et les remercier de ce qu’ils avaient fait pour nous être utiles et agréables. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • - Monsieur, dans votre famille, on fout le camp ; dans la mienne, on prend congé. — (Marcel Pagnol, Topaze, acte II, sc. 5, Fasquelle, 1930)
    • - Je prends congé, comme on dit dans votre milieu, et je me barre comme on dit dans le mien. — (Frédéric Dard (San-Antonio), Tout le plaisir est pour moi, Fleuve Noir, 1959, page 95)
    • Quelle peine n'éprouvera-t-il pas lorsqu'on lui dira : Monsieur un tel, votre maladie est mortelle; il conviendrait que vous reçussiez les sacremens, que vous vous unissiez à Dieu, et que vous prissiez congé de ce monde. Prendre congé de ce monde? — (Alphonse de Liguori, « Préparation à la mort », dans les Œuvres complètes du Bienheureux Saint Alphonse-Marie De Liguori, tome 2 : Œuvres ascétiques, Paris : chez Parent-Desbarres, 1835, p. 63)

SynonymesModifier

Apparentés étymologiquesModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier