prendre son vol

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

 Composé de prendre et de vol.

Locution verbale Modifier

prendre son vol \pʁɑ̃dʁ sɔ̃ vɔl\ intransitif — (se conjugue → voir la conjugaison de prendre)

  1. S’élever dans l’air.
  2. (Figuré) Commencer à faire carrière, à réussir, en parlant d’une personne ou d’une de ses créations.
    • Était-ce donc la mort, ce singulier état de torpeur, cette chair frappée d’immobilité, tandis que l’intelligence fonctionnait toujours ? Était-ce mon âme qui s’attardait ainsi dans mon crâne, avant de prendre son vol ? — (Émile Zola, La Mort d’Olivier Bécaille, G. Charpentier, 1884)
    • Mais le diable a soufflé là-dessus, de son haleine fiévreuse et empestée, et les pires billevesées ont pris leur vol. L’homme a inventé les dieux et il a créé l’amour avec son cortège de sensibleries ridicules ou criminelles. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 118)

SynonymesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier