FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1342) Emprunté au latin profanare.

Verbe Modifier

profaner \pʁɔ.fa.ne\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Religion) Abuser des choses de la religion, les traiter avec irrévérence, avec mépris, les employer à des usages profanes.
    • Et les hordes fanatisées par les prédicateurs de la Croisade trouvèrent tout naturel, avant de régler leur compte à ceux qui avaient profané (soi-disant) le tombeau du Christ, de châtier les descendants des « déicides ». — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
  2. (Par extension) Commettre un acte impie dans un lieu sacré.
    • Cette église a été profanée. — Les tombes furent profanées.
  3. (Figuré) Faire un mauvais usage de ce qui est rare, précieux, respectable, le dégrader, le traiter avec trop peu de respect.
    • Lire de si belles choses devant un homme qui n’y entend rien, c’est les profaner.
    • C’est profaner son talent que de l’employer à de pareilles besognes.
    • Il se rendit donc chez lui au numéro 1 d’Inner Temple Lane, et le trouva dans sa chambre que le balai visitait peu sans doute et que la main des ménagères ne profanait point. — (Julien Green, Suite anglaise, 1972, Le Livre de Poche, p. 12.)
    • Profaner la beauté, l’innocence.

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

Traductions à trierModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier