proxénète

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1521) Du latin proxeneta (« courtier, entremetteur, proxénète »). Ce mot désigne au départ un entremetteur dans une affaire commerciale. À partir de la fin du XVIIe siècle, le sens se spécialise dans l’entremise des mariages et rendez-vous galants.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
proxénète proxénètes
\pʁɔk.se.nɛt\

proxénète \pʁɔk.se.nɛt\ masculin et féminin identiques

  1. Personne qui tire profit de la prostitution d’autrui ou bien la favorise.
    • Les scandales des procès des proxénètes belges ont montré que ce règlement parfait avait bien quelques inconvénients. — (Yves Guyot, La Prostitution, 1882)
    • Sans doute, comme il le disait à Odette, il aimait la sincérité, mais il l’aimait comme une proxénète pouvant le tenir au courant de la vie de sa maîtresse. — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1913, Éditions Gallimard, Folio no 1924, 1987, page 354)
    • En fait, il est établi que les « candidates » étaient placées au « pouf » par des proxénètes exerçant entre Belgique et Méditerranée. Et la gérante du foyer, qui conservait 2 francs par jeton pour ses frais de gestion, envoyait régulièrement à ces messieurs — ou à leur « boîte aux lettres » — les mandats résultant du labeur de ces dames. — (Le Monde : les grands procès, 1944-2010, sous la direction de Pascale Robert-Diard & ‎Didier Rioux, éd. Les Arènes, 2009, page 258)
  2. (Vieilli) Courtier, celui qui négociait un marché.

VariantesModifier

SynonymesModifier

Intermédiaire dans la prostitution

HyponymesModifier

TraductionsModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier