républicanisme

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

 Dérivé de républicain avec le suffixe -isme.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
républicanisme républicanismes
\Prononciation ?\

républicanisme masculin

  1. Profession d’opinions républicaines.
    • Il fallait détruire ce vaste foyer du républicanisme & des lumières publiques ; ils s’accordèrent tous à peindre cette immortelle cité comme le séjour du crime & le théâtre du carnage, […]. — (Maximilien de Robespierre, Discours contre Brissot & les girondins, 10 avril 1793)
    • La monarchie n'a pas tous les avantages du républicanisme; mais elle n'en a pas les inconvéniens : elle est le rempart le plus sûr contre l'oppression & le despotisme ; elle procure les fins principales d'association, la tuition, la paix, la possession ; avantages trop précieux pour ne pas contenter le sage. — (1770-1775, Le Nouvel-Émile ou L'éducation pratique, Nicolas Retif de La Bretonne)
    • Petit-fils, par sa mère, de Mme de Staël et... dit-on de Benjamin Constant, le fils du duc Victor paraissait voué à l'orléanisme libéral tout proche du républicanisme. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942, page 60)
    • Jadis le républicanisme avait face à lui un adversaire imposant, l’Église, engagée, contre la forme républicaine, dans la restauration monarchique. Mais l’Église a renoncé pour l’essentiel à la lutte et accepté la République. Il a donc fallu aux républicains se forger un adversaire aussi formidable. C’est à quoi sert souvent l’épouvantail du « communautarisme », un mot capable de déchaîner les passions, et qui offre l’avantage d’être facile à stigmatiser. — (Mona Ozouf, Composition française, Gallimard, 2009, collection Folio, pages 246-247)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier