répugnance

Voir aussi : repugnance

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin repugnantia (« choses contradictoires », « incompatibilités », « moyen de défense », « arme défensive », « antagonisme », « antipathie », « désaccord », « opposition », « contradiction ») dérivé du verbe repugnare (« résister à », « lutter contre »), formé du préfixe re- qui sert ordinairement à indiquer un sens contraire et de pugnare (« lutter à coup de poing »), lui-même dérivé de pugnus (« poing »).

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
répugnance répugnances
\ʁe.py.ɲɑ̃s\

répugnance \ʁe.py.ɲɑ̃s\ féminin

  1. Opposition naturelle, éloignement ou répulsion pour quelqu’un ou pour quelque chose.
    • Ce fut donc le clergé qui, à Plassans, mena la réaction. La noblesse devint son prête-nom, rien de plus ; il se cacha derrière elle, il la gourmanda, la dirigea, parvint même à lui rendre une vie factice. Quand il l’eut amenée à vaincre ses répugnances au point de faire cause commune avec la bourgeoisie, il se crut certain de la victoire. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 88)
    • L’iguane est un plat médiocre, disent les uns, cela sent le reptile. Mais si l'on peut vaincre sa répugnance, cela constitue un plat de résistance et qui vaut bien le singe rouge. Quant à moi, j'en suis très friand ; […]. — (Henri Anatole Coudreau, Chez nos indiens : quatre années dans la Guyane Française, 1887-1891, Librairie Hachette et Cie, 1895, p. 399)
    • Il est vrai, […], que le juifs, plus versés que les prêtres chrétiens dans la connaissance des Écritures, étaient de redoutables controversistes, à ce point que Saint Louis manifesta sa répugnance pour les discussions entre les juifs et les chrétiens insuffisamment instruits : […]. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • Sa nuit de noce n'avait pas été pour elle une nuit d'amour. Elle avait subi son époux sans ardeur et sans répugnance. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
    • Un problème d’incontinence peut ne pas être reconnu étant donné la répugnance de la personne à parler de quelque chose d'aussi privé et d'aussi intime que la fonction urinaire. — (Patricia Gauntlett Beare & Mickey Stanley, Soins infirmiers en gériatrie: Vieillissement normal et pathologique, traduit par Françoise Hallet, De Boeck, 2005, p. 224)

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier