Voir aussi : Reseda, reseda

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin reseda, impératif du verbe latin resedare,calmer, en raison des propriétés thérapeuthiques de la plante.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
réséda résédas
\ʁe.ze.da\
 
Reseda alba

réséda \ʁe.ze.da\ masculin

  1. Plante herbacée, à feuilles alternes, qui a des fleurs irrégulières, d’un jaune verdâtre et d’une odeur agréable.
    • Un bouquet de réséda.
    • Cueillir du réséda.
    • À peine un siècle s’est écoulé depuis que nous possédons le réséda; il nous est venu d’Égypte. Linnée comparait ses parfums à ceux de l’ambroisie. Ce parfum est plus doux, plus pénétrant au lever et au coucher du soleil que pendant le reste du jour. Le réséda fleurit depuis le commencement du printemps jusqu’à la fin de l’automne; mais on peut en jouir l’hiver, en le conservant dans une serre tempérée; alors il devient ligneux, vit plusieurs années, s’élève, et forme, moyennant quelques soins, un petit arbuste du plus charmant effet.— (Charlotte de Latour, Le langage des fleurs (Neuvième édition augmentée de plusieurs chapitres ornée de douze gravures coloriées et de nombreuses vignettes dans le texte), Paris, 1861, p.77)
    • « La fleur par son langage,
      L’oiseau par son ramage,
      Souvent par son plumage,
      En nous parlant de Dieu
      Pour qui les créer fut un jeu,
      Proclament sa puissance Et prêchent la reconnaissance,
      Disait, un jour, Irma ;
      Toi, que dis-tu, chétif et pauvre Réséda ?
      — Moins beau que le camélia,
      A mon école on peut aussi s'instruire,
      Gentille et bonne Irma,
      Lui dit la fleur ;
      j'ai mon langage ;
      Par mes couleurs,
      ma taille et mon feuillage,
      Je vis caché ;
      Mais mon humble et chétive vie,
      Jointe à mon parfum recherché.
      Apprend comment la modestie De la vanité fait éviter le péché,
      En épargnant mainte avanie. »
      — (Justin Barthélemy de Beauregard, Irma et le Réséda in La Comédie universelle, apologues et proverbes, Paris, 1869, p.14)
    • Voici là, au milieu de la fenêtre, la même caisse de réséda avec les mêmes pots à fleurs, deux de chaque côté, que j’ai apportés avec moi en entrant ici. — (Charles Dickens, Vie et aventures de Nicolas Nickleby, 1885)
    • On imagine les voir rougir du prix exorbitant qu'elles entendent exiger d’elles. En avons-nous cassé, chez nos grand’mères, de ces flacons de verre bleu, de ces boîtes à épingles, de ces vide-poches, de ces commodes minuscules, qui servaient à conserver un bouquet de réséda ou des souvenirs en cheveux !— (Albert Flament, Le Trottoir roulant publié dans l’Excelsior, 12 décembre 1910)
    • Emmenez Jenny cueillir du réséda à Verrières ou à Marly et, avec elle, la smala des ancêtres, des petits, et — pourquoi pas ? — de l’amoureux sans lequel nulle campagne ne saurait sourire à Jenny... Et, avec l’intime satisfaction que l’on éprouve à faire des heureux, vous aurez la surprise de voir fleurir aux joues des pauvres les roses que vous rêviez de mettre en caisse sur leurs balcons...— (G. Davin de Champclos, L’Oeuvre des campagnes fleuries, Le Vélo, 30 mars 1904)

TraductionsModifier

AnagrammesModifier

Voir aussiModifier

  • réséda sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier