rétracter

Voir aussi : retracter

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin retractare.

Verbe Modifier

rétracter \ʁe.tʁak.te\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se rétracter)

  1. Déclarer qu’on n’a plus l’opinion que l’on avait avancée, se dédire d’une chose qu’on avait dite ou écrite, la désavouer.
    • Je ne suis pas arrivé à l'âge de quatre-vingts ans pour rétracter en rien les convictions de ma vie entière. — (Réponse de M. Raspail père à l'avocat général, lors du procès de François-Vincent Raspail le 12 février 1874)
    • L’auteur d’une calomnie doit la rétracter formellement.
    • L’instant est solennel, il est toujours temps de vous rétracter, si vous croyez vous être trompé. — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
    • Ce développement malheureux les conduit donc à rétracter leur étude. Ils présentent leurs excuses à la revue, à ses lecteurs, pour tout embarras ou désagrément que cela aurait pu causer. — (Hervé Morin, « The Lancet » annonce le retrait de son étude sur l’hydroxychloroquine, 2020 → lire en ligne)
  2. (Pronominal) Se dédire formellement.
    • « Il n’y a aucune vérité dans leur histoire » affirme le directeur général. La « seule chose à faire » est de « se rétracter ». — (Next INpact, Affaire Supermicro : Tim Cook (Apple) appelle Bloomberg à se rétracter, 22 octobre 2018 → lire en ligne)
    • Il a été contraint de se rétracter des choses qu’il avait avancées.
    • Il s’en est rétracté publiquement.
  3. (Pronominal) (Médecine) Se raccourcir, se retirer, se contracter.
    • Ce muscle s’est rétracté.
  4. (Pronominal) Se retirer, se contracter.
    • Je savais que ces mots « tu m’aimes », « je t’aime » étaient de ceux qui le feraient se rétracter, feraient reculer, se terrer encore plus loin au fond de lui ce qui était enfoui… — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, page 58)

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier