FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIIe siècle)[1] De l’ancien français ramper issu vieux-francique *hrampon[1] dérivé de *hrampa (« crochet, griffe ») apparenté à crampon, à l’espagnol rampa (« crampe »), à l’italien rampa (« griffe »), rampo (« crochet »), à ramponner (« gravir »).

Verbe Modifier

ramper \ʁɑ̃.pe\ intransitif (utilisé parfois transitivement) 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Se traîner sur le ventre. — Note : Ce verbe s'emploie particulièrement des serpents, des vers, etc., mais également pour d’autres animaux et l’homme.
    • La couleur, la forme, étaient d’un végétal ; mais d’un autre côté ces corps se déplaçaient tantôt en rampant avec une extrême lenteur, tantôt en exécutant des espèces de culbute à la façon des saltimbanques. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, Les Métamorphoses et la généagénèse, Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 3, 1856, pages 496-519)
    • En les apercevant, Bert s’aplatit sur le sol, rampa jusqu’à un creux propice et demeura étendu là à contempler leurs efforts. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 357 de l’édition de 1921)
    • J'avançai en rampant comme je pouvais vers un coin pour y appuyer mon dos et soulager mes épaules tordues par des crampes. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
    • — Faites gaffe, les bleubites, si vous relevez la tête quand vous rampez, vous allez prendre un pruneau en pleine poire... — (Gilles Jacob, La Vie passera comme un rêve, éd. Robert Laffont, 2009, chapitre 28)
    • Il restait des jardinières envahies de plantes poilues […]. Un pulvérisateur de désherbant pas catholique du tout. Et un escargot qui bavait trop rampait sur un gant perdu au milieu de tout ça. — (Eric Gilberh, Personne ne me croit, hein ?, dans Les perce-oreilles: nouvelles, Beauvais : Éditions L'Iroli, 2006, page 72)
    • Un seul nombre pour une multitude de trajectoires, glissées, rampées, escaladées, suspendues, projetées…— (site www.lepreaucdr.fr)
  2. (Botanique) Se dit des plantes qui n’ont pas de tige assez forte pour les soutenir, et dont les branches restent au sol ou s’accrochent à un support, comme le lierre rampant ou la vigne.
    • On sentait en ce lierre une grande vivacité pour ramper ainsi jusqu’à la maison.
  3. (Sens figuré) Se montrer condescendant, s’abaisser.
    • C’est un homme qui rampe devant les ministres.
    • — Ne le croyez pas, dit Cordélia. Il va bientôt vous dire qu’il a une recette pour faire ramper les femmes. Mais ce n’est pas vrai. Il n’y croit pas lui-même. C’est seulement un fat. » — (Roger Vailland, 325.000 francs, 1954, réédition Le Livre de Poche, page 123)

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

HomophonesModifier

Voir aussiModifier

  • ramper sur le Dico des Ados  

RéférencesModifier

Ancien françaisModifier

ÉtymologieModifier

Voir ramper ci-dessus.

Verbe Modifier

ramper \Prononciation ?\ transitif (voir la conjugaison)

  1. Grimper, gravir.
  2. Dresser, s’élever.

SynonymesModifier

DérivésModifier

Dérivés dans d’autres languesModifier

Voir aussiModifier

  • ramper sur le Dico des Ados  

RéférencesModifier

BretonModifier

Forme de verbe Modifier

ramper \ˈrãm.pɛr\

  1. Impersonnel du présent de l’indicatif de rampañ.

SynonymesModifier