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Sommaire

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(ca. 1920) De l’anglais Rastafari, de l’amharique ራስ, ras, « duc, chef, prince » (littéralement « tête »), et ተፈሪ, Tafari, nom de famille de Haïlé Sélassié Ier, d’abord régent et prince héritier (à partir de 1916), puis empereur à la mort de sa cousine l’impératrice Zewditou Ire en 1930. Les auteurs ne s’accordent pas sur la signification de Tafari, rapportant diversement « créateur », « craint », ou « respecté ».

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin rastafari
\ʁas.ta.fa.ʁi\

rastafaris
\ʁas.ta.fa.ʁi\
Féminin rastafarie
\ʁas.ta.fa.ʁi\
rastafaries
\ʁas.ta.fa.ʁi\

rastafari \ʁas.ta.fa.ʁi\

  1. (Religion) Relatif à la religion jamaïcaine qui prend Haïlé Sélassié Ier, empereur d’Éthiopie de 1930 à 1974, comme prophète et Messie.
    • « Issu d’un peuple qui a souffert et déterminé à ne plus souffrir » : tel est le slogan favori de Marcus Garvey, qui va donner naissance à la religion rastafarie, apparue au cours des années 1920. — (Alhadji Bouba Nouhou, Israël et l’Afrique : une relation mouvementée, 2003)
    • Francis Blatte, Parisien d’une trentaine d’années, est passionné de culture et de musique rastafaries. Sujet à des hallucinations, il est persuadé d’entrer en contact avec Bob Marley quand il regarde un poster dans sa chambre. — (Livres de France, numéros 328 à 331, 2009)
    • Sa voix, sa spiritualité, qui s’inscrivaient dans la mouvance rastafari lui valant souvent d’être désigné comme l’apôtre du cannabis, est devenue celle des défavorisés à travers la planète. — (Bob Marley mourait il y a 30 ans, lalibre.be, 7 mai 2011)

SynonymesModifier

DérivésModifier

TraductionsModifier

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
rastafari rastafaris
\ʁas.ta.fa.ʁi\

rastafari \ʁas.ta.fa.ʁi\ masculin (équivalent féminin : rastafarie)

  1. (Religion) Adepte du rastafarisme.
    • Il s’est dit une kyrielle de choses sur l’empereur Haïlé Sélassié d’Éthiopie, dont le pays fut vainqueur d’une guerre contre l’Italie au début des années 1930. À Addis-Abeba, le mythe qui présente le roi des rastafaris comme le dernier Jâ de la lignagère divine a toujours cours. Les rastas implorent et glorifient cet homme, et lui reconnaissent une immortalité in aeternum. — (Michel Roger Emvana, Paul Biya : les secrets du pouvoir, Karthala, 2005)

SynonymesModifier

PrononciationModifier

HomophonesModifier

Voir aussiModifier

  • rastafari sur l’encyclopédie Wikipédia