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ÉtymologieModifier

De rejeter, rejet et -on → voir jeter, jet et jeton.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
rejeton rejetons
\ʁə.ʒə.tɔ̃\

rejeton \ʁə.ʒə.tɔ̃\ masculin

  1. Nouveau jet que pousse une plante, un arbre par le pied, par le tronc ou par la tige.
    • Voilà un beau rejeton, un rejeton bien vert.
    • Pousser des rejetons.
    • Les rejetons d’un peuplier, d’un lilas, d’un rosier.
    • La canne à sucre, le bananier se multiplient par rejetons.
    • Combien le vieux mythe d’Antée est plein de sens ! J’ai touché la terre et je suis un nouvel homme, et voici qu’à soixante-dix ans de nouvelles curiosités naissent dans mon âme comme on voit des rejetons s’élancer du tronc creux d’un vieux chêne. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy ; éd. Le Livre de Poche, 1967, p. 158.)
  2. (Figuré) (Soutenu) (Poétique) ou (Ironique) Enfant, descendant.
    • Je me suis vu abandonné des chirurgiens ; moi, le rejeton d’une famille illustre, qui m’étais fié à votre amitié. — (Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires, 1844)
    • Les parents eux-mêmes prenaient fait et cause contre leurs rejetons, ne voulant point mécontenter le Granger, un homme serviable […]. — (Louis Pergaud, Deux Veinards, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Souvent les familles éprouvent le besoin de marquer néanmoins par des festivités l'existence de leur rejeton, et alors elles organisent ce que l'on appelle ici un baptême civil. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier