Français modifier

Étymologie modifier

(1725)[1] De l’ancien français renaquer dérivé de naquer, avec le préfixe re-[1], en moyen français renasquer, avec l’influence de renifler[2][3].

Verbe modifier

renâcler \ʁə.nɑ.kle\ 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Renifler bruyamment en signe de colère, en particulier en parlant des animaux.
    • Mon cheval renâcla à plusieurs reprises et de lui-même pressa son allure. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
    • Ils rient comme de gros bébés ; quand ils éclatent, ils renâclent comme des ânes, ou beuglent comme des bœufs. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
    • Il tirait sur une magnifique pipe en merisier de Montaigu, adroitement culottée, renâclant de temps en temps sa fumée par les narines. — (Maurice-Charles Renard, L’Inconnu des îles, Librairie des Champs-Élysées, 1954, chapitre VIII)
  2. (Sens figuré) (Familier) Témoigner de la répugnance pour quelque chose, rechigner.
    • Maintenant, même si j’en avais l’envie, il serait trop tard pour reculer. André et moi avons sollicité cette mission. L’autorisation que j’ai demandée, de concert avec lui, est à l’heure actuelle devenue un ordre. La voie hiérarchique parcourue, des influences mobilisées au ministère, tout cela pour ensuite avoir peur, renâcler devant l’entreprise !… — (Pierre Benoit, L’Atlantide, Albin Michel, 1920, p. 9-14)
    • Elle n’avait pas le temps de finir sa phrase que je reculais, d’un saut, renâclant comme une bête devant l’odeur et l’image de la maladie… — (Colette, Sido, 1930, Fayard, page 43.)
    • Les préadolescents, eux, renâclent à la perspective de vivre au quotidien avec des vieux bien gentils mais incompréhensibles et « incomprenants ». Le sirop de groseille de grand-mère ne vaut pas le soda au cola. — (Patricia Chalon, De la bienveillance à la bientraitance, Marabout, 2007, part.2)

Traductions modifier

Prononciation modifier

Anagrammes modifier

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Références modifier