FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du participe passé de repaître.

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin repu
\ʁə.py\

repus
\ʁə.py\
Féminin repue
\ʁə.py\
repues
\ʁə.py\

repu \ʁə.py\

  1. Rassasié ; qui n’a plus faim.
    • Toutes les femmes semblent échappées d'un carême ; elles se jettent à la viande, goulues; et pleines, et repues, elles laissent négligemment échapper « qu'un rien les indigestionne. » — (Edmond de Goncourt et Jules de Goncourt, Histoire de la société française pendant le directoire, 1864, 3e édition, page189)
    • Et ce pauvre hère, ragaillardi lui aussi par le thé et la bonne chère, traduit alors la reconnaissance de son estomac repu par un concert qui porte la satisfaction générale à son comble. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 32)

TraductionsModifier

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
repu repus
\ʁə.py\

repu \ʁə.py\ masculin (pour une femme on dit : repue)

  1. Personne repue.
    • La société est si bien comme elle est !!! Interrogez plutôt tous ces repus qui, la jambe avinée, l’œil incertain, le rire bruyant, sortent d’un joyeux banquet !!! — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, chapitre 17 : La louve et la goualeuse, Librairie Charles Gosselin, 1844, page 293)

Forme de verbe 1 Modifier

Voir la conjugaison du verbe repouvoir
Participe Présent
Passé (masculin singulier)
repu

repu \ʁə.py\

  1. Participe passé masculin singulier de repouvoir.

Forme de verbe 2Modifier

Voir la conjugaison du verbe repaître
Participe Présent
Passé (masculin singulier)
repu

repu \ʁə.py\

  1. Participe passé masculin singulier de repaître (ou repaitre).

PrononciationModifier

AnagrammesModifier

RéférencesModifier

BretonModifier

ÉtymologieModifier

Emprunté au français repu[1].

Nom commun Modifier

repu \ˈre.pːy\ masculin

  1. Refuge.
    • Mari oa skuiz, ha pa zellent,
      Na ti na repu na welent […].
      — (Ar Gall, Ar Bleun Lann, in Ar Vro, rummen 6, Eost 1904, page 71)
      Marie était fatigué, et quand ils regardaient, ils ne voyaient ni maison, ni refuge […].
    • Ret e oa din ivez klask repu, en ur wezenn bennak, e-lec'h ma ne vijen ket tizhet gant an anevaled gouez — (Daniel Defoe, Abrobin, traduit par Yeun ar Gow, Al Liamm, 1964, page 22)
      Il fallait aussi que je cherche refuge dans un arbre, où les animaux sauvages ne m’atteindraient pas.

DérivésModifier

AnagrammesModifier

RéférencesModifier

  1. Victor Henry, Lexique étymologique des termes les plus usuels du breton moderne, J. Plihon et L. Hervé, Rennes, 1900, 378 pageslire sur wikisouce