robinesque

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XVIIe siècle) Mot dérivé de robin avec le suffixe -esque. Adjectif présenté comme un néologisme fin du XVIIIe siècle[1] [2], mais déjà présent en plusieurs occurrences en 1600[3].

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
robinesque robinesques
\ʁɔ.bi.nɛsk\

robinesque \ʁɔ.bi.nɛsk\ masculin et féminin identiques

  1. Qui concerne les gens de robe ; terme le plus souvent utilisé avec une nuance péjorative.
    • Me. Linguet annonce qu’il fait maintenant réimprimer toutes les pièces de son incroyable affaire, c’est-à-dire, toutes les défenses qu’il a été obligé de publier dans le tems[sic] contre ce délire robinesque (ce sont ses termes.) — (Mémoires secrets pour servir à l’histoire de la République des Lettres en France depuis 1762 jusqu’à nos jours; ou Journal d’un observateur, tome XIV, John Adamson, Londres, 1780, page 29)
    • Le sol de la république déblayé des restes impurs de l’aristocratie sacerdotale, nobiliaire, robinesque et fiscale. — (Barère, Journal des débats et des décrets n° 674, séance du 7 Thermidor, volume 56, page 135, 1793)

TraductionsModifier

RéférencesModifier

  1. Néologie ou vocabulaire des mots nouveaux de Louis-Sébastien Mercier, tome second, Paris, 1801, page 227.
  2. Les transformations de la langue française pendant la deuxième moitié du XVIIIe siècle (1740-1789) de Ferdinand Gohin, Belin frères, 1903, page 276.
  3. Premier tome du Tableau des differens de la religion, recueilli et composé par Philippe de Marnix, Leyden, 1600, pages 35 à 262.