FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XVIIe siècle) Dénominal de rouille.

Verbe Modifier

rouiller transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Produire de la rouille sur la surface d’un corps.
    • Les mauvais chemins, et le passage des rivières, où plus d’une fois les fantassins furent dans l’eau jusqu’à la poitrine, avaient rouillé les armes, ruiné les vêtements et surtout les chaussures. — (Claude Joseph de Cherrier, Histoire de Charles VIII, roi de France, tome second, Didier et Cie, Paris, 1870, page 269)
    • En les examinant, il s’aperçut que la poudre était mouillée et que la pluie avait rouillé les ressorts au point que les batteries ne jouaient plus. — (Fortuné Du Boisgobey, Où est Zénobie ?, tome second, E. Dentu, Paris, 1880, page 323)
  2. (Intransitif) Se couvrir de rouille (pour un objet en fer ou en acier).
    • Le dessin des champs s’efface, les barques pourrissent, les outils rouillent. — (Anne-Lou Steininger, Les contes des jours volés, Bernard Campiche, Orbe, 2005, page 40)
    • Peu lui importe, si les épées rouillent, les chevaux engraissent, il n’a ni envie de chasse, ni de guerre. — (Gerlinde Vallerie-Gregorits, Ys, BoD - Books on Demand France, 2009)
  3. (Figuré) Altérer, affaiblir par manque d’exercice.
    • On ne saurait moins d’esprit que couvrait un grand usage du monde et de la meilleure compagnie, mais que sa retraite avait rouillé. — (Louis de Rouvroy de Saint-Simon, Mémoires de Saint-Simon, chapitre CLV (année 1706), tome IX de l’édition H.L. Delloye, Paris, 1840, page 25)
    • S’il n’a pas la chance d’avoir à sa portée quelque grand travail, il se rouille dans l’inaction et le découragement en comparant les efforts qu’il a faits aux résultats obtenus. — (Émile-Justin Menier, L’avenir économique, tome II, E. Plon et Cie, Paris, 1880, page 61)
  4. (Par analogie) Donner à des végétaux la teinte de la rouille.
    • [...] il entre dans les dortoirs, quand les croisées sont ouvertes, des échos de feuillages et des tressaillements de nature déjà rouillée par l’automne, avec des tons chauds de bronze et de cuivre. — (Jules Vallès, L’Insurgé, Charpentier, Paris, 1886)
    • Grands bois, je vous verrai brillants sous un ciel d’ambre
      Ou de molles vapeurs noyés ;
      Je vous verrai si fiers quand le triste novembre
      Vous aura meurtris et rouillés.
      — (Jean Moréas, Les Stances, La Plume, Paris, 1899)

Apparentés étymologiquesModifier

HyperonymesModifier

Produire de la rouille, se transformer en rouille

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

Ancien françaisModifier

Verbe Modifier

rouiller \Prononciation ?\ transitif (voir la conjugaison)

  1. Variante de roeillier.

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

TourangeauModifier

ÉtymologieModifier

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Verbe Modifier

rouiller \Prononciation ?\ 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Ruminer (pour un animal).
  2. Sucer.

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

  • Jean-Claude Raymond, La langue de Rabelais et le parler du sud de la Touraine et du Loudunais : À la Croisée de l'Anjou, de la Touraine et du Poitou, 2008 → [version en ligne]