sacripant

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du patronyme italien Sacripante, roi de Circassie, personnage de L’Arioste et de Boïardo Matteo Maria : dans l'Orlando innamorato (Roland amoureux, 1476-1494), Sacripante fait preuve d'une bravoure et d'une force extraordinaires pour porter secours à celle qu'il aime sans être payé en retour. Le terme sacripant est d'abord utilisé pour désigner un fanfaron ou un bravache.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
sacripant sacripants
\sa.kʁi.pɑ̃\

sacripant \sa.kʁi.pɑ̃\ masculin

  1. Mauvais garnement, mauvais sujet capable de mauvais coups, de violences.
    • Il comprit enfin que le monde est, en majeure partie, composé de sacripants et d’imbéciles. — (Joris-Karl Huysmans, À rebours, 1884)
    • Il commença par examiner les trois ou quatre blessures qu'il avait reçues la veille au cours de sa furieuse bataille contre les spadassins de l'illustre sacripant ― ainsi qu'il qualifiait Concini, ne sachant pas à qui il avait affaire. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, coll. « Le Livre populaire » no 31, 1907)
    • La pauvre petite, pourchassée de partout par ce sacripant, à la fin s'est réfugiée au Carmel. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 227.)
  2. (Familier) Utilisé affectueusement pour dire que quelqu'un est malicieux, espiègle. → voir chenapan, coquin et garnement
    • Ce petit sacripant m'a chipé ma brosse à dents !
  3. (Désuet) Qualifie une personne dont la compagnie est peu recommandable.
    • Vous n’êtes qu’un sacripant !
  4. (Vieilli) Faux brave. → voir rodomont

Variantes orthographiquesModifier

SynonymesModifier

→ voir salaud (1)


TraductionsModifier

RéférencesModifier