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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

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Gare est une interjection qui date du XIIe siècle, autre forme de guar qui voulait dire « prends garde ».
 (date à préciser ou à vérifier) → voir crier et gare

Locution adverbiale Modifier

sans crier gare \sɑ̃ kʁi.je ɡaʁ\

  1. Sans prévenir ; subitement.
    • À ce moment, la guerre tomba brutalement, sans crier gare. Le deuxième jour de mobilisation, Fagerolle se vit jeté dans un wagon à bestiaux, parmi les vomissures et les gueulements patriotiques d’un certain nombre de citoyens français. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 29)
    • C’est tout justement ce jour-là, vers les quatre heures, que l’oncle Jules et la tante Rose arrivèrent sans crier gare, dans une jardinière qu’ils avaient louée à un maraîcher de Saint-Marcel. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 23)
    • En 1955, nous étions sous le choc de la “réconciliation” soviéto-yougoslave. Sans crier gare, la troïka moscovite avait débarqué à Belgrade pour se jeter dans les bras de Tito et le couvrir de fleurs. — (Gabriel Enkiri, Kidnapping : entre l'Élysée et Saint-Caradec, Éditions Phare-Ouest, 1998)
    • Point commun entre les deux mesures : elles sont apparues sans crier gare dans le programme des candidats. — (Hervé Martin, Macron ouvre la boîte à gifles des impôts locaux, Le Canard Enchaîné, 26 juillet 2017, page 3)

SynonymesModifier

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier