se faire jour

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Date à préciser) → voir faire et jour ; jour ayant ici un sens physique qui emporte l’idée d’un passage qui donne issue.

Locution verbale Modifier

se faire jour \sə fɛʁ ʒuʁ\ intransitif

  1. (Vieilli) (Militaire) S’ouvrir un passage (à travers les ennemis).
    • Il surprend l’ennemi, l’enfonce, se fait jour. — (Claude Boyer, Aristodème, acte Ier, scène 2 ; Toussainct Quinet, Paris, 1649, page 7)
    • La fille seule attaque, et se fait jour partout. — (Jean Chapelain, La Pucelle ou La France délivrée, livre second ; chez Augustin Courbé, Paris, 1656, page 67)
  2. (Par extension) Se faire ouverture et passer, se frayer un chemin.
    • Chaque jour, dès quatre heures de l’après-midi, il faut sérieusement et résolûment jouer des coudes pour arriver à se faire jour à travers les allants et venants, qui vont par bancs épais comme les harengs dans le détroit de la Manche. — (Alfred Delvau, Les Plaisirs de Paris, Promenades dans Paris, Les Passages, Achille Faure libraire-éditeur, Paris, 1867, page 53)
  3. (Figuré) Réussir à devenir patent, réussir à être pris en compte, aboutir enfin, avec l’idée qu’il y avait, à ce résultat, une opposition, une difficulté.
  4. (Figuré) Se dévoiler.
    • C’est souvent en sortie de récession que les tensions sociales se font jour. — (Raphaëlle Besse Desmoulières et Sylvia Zappi, Après deux mois de confinement, une rancœur encore plus forte accumulée contre le gouvernement, Le Monde. Mis en ligne le 12 mai 2020)
    • Ainsi le président reflète et synthétise les multiples tendances et facettes, qui, sous le choc, se sont fait jour dans la communauté, et y ont provoqué des réactions différentes selon les âges, les professions, les opinions, les origines. — (Edgar Morin, La rumeur d’Orléans, Seuil, Paris, 1969, page 93)

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier