semaine des quatre jeudis

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

→ voir semaine, du, quatre et jeudi. (1867) Variante récente de la semaine des trois jeudis (1532), qui équivaut à « jamais »[1].
Au XVIe siècle, Rabelais évoque déjà la « sepmaine des troys Jeudys », dans Pantagruel (1532).
Au chapitre 30 des Aventures de Pinocchio (1881), Carlo Collodi révèle que le Pays des Jouets a une semaine composée de six jeudis et un dimanche.
En France, le jeudi était jour de repos pour les écoliers de 1882 (les lois de Jules Ferry) à 1972. Une semaine contenant quatre jeudis était donc un vœu pieux.

Locution nominale Modifier

Singulier Pluriel
semaine des quatre jeudis semaines des quatre jeudis
\sə.mɛn de katʁ ʒø.di\

semaine des quatre jeudis \sə.mɛn de katʁ ʒø.di\ féminin

  1. (Figuré) (Ironique) Exprime une impossibilité, quelque chose qui n’arrivera jamais.
    • On rêve parfois à la semaine des quatre jeudis, c’est le symbole de l’impossible. — (Emile Guimet, L’orient d’Europe au fusain, 1868)
    • Fixons même le jour, si tu veux… tiens, le troisième jeudi de la fameuse semaine… tu sais, la semaine des quatre jeudis ! — (Colette Vivier, La maison des petits bonheurs, 1939, éd. Casterman Poche, page 217.)
  2. (Grandes Ecoles) Correspond à la semaine de campagne électorale pour le Bureau des élèves de l’École des Hautes Études Commerciales, marquée par quatre soirées étudiantes au lieu d’une seule hebdomadaire traditionnellement, le jeudi.
    • […] le pow interliste est par exemple intégré à la “ semaine des quatre jeudis ”, durant laquelle chaque soir est organisé un pow par l’une des listes en lice, avant le pow commun du jeudi. — (Dimitri des Cognets, Les campagnes BDE & BDA à HEC Paris sur business-cool.com. Mis en ligne le 14 janvier 2018, consulté le 31 août 2020)

SynonymesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

  • France (Vosges) : écouter « semaine des quatre jeudis [Prononciation ?] »


Voir aussiModifier

RéférencesModifier

  1. Robert historique de la langue française, 1998