signe de croix

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

 Composé de signe et de croix.

Locution nominale Modifier

Singulier Pluriel
signe de croix signes de croix
\siɲ də kʁwa\

signe de croix \siɲ də kʁwa\ masculin

  1. (Christianisme) Signe que les chrétiens font en portant la main au front, à la poitrine, puis à l'une et à l'autre épaule.
    • […] ; et, s'asseyant la première avec une dignité bienveillante, elle fit un signe de croix, et commença une prière. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
    • L’éventail les suit partout, même à l’église où vous rencontrez des groupes de femmes de tout âge, agenouillées ou accroupies sur leurs talons, qui prient et s’éventent avec ferveur, entremêlant le tout de signes de croix espagnols qui sont beaucoup plus compliqués que les nôtres, et qu’elles exécutent avec une précision et une rapidité dignes de soldats prussiens. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
    • Leur procession par les rues se déroule avec la lenteur habituelle, sa psalmodie sourde, son rite invariable de grimaces, d’oremus et de signes de croix ; […].— (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, page 47)
    • À peine un deuil. Pas de cris, pas de plaintes, pas de soupirs. Une voisine entrait, le visage calme, simplement un peu plus grave, traçait avec le rameau de buis un signe de croix au-dessus du corps et, se tournant vers nous, murmurait :
      « Une belle mort.
      – Une belle mort, oui. »
      — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 248)
    • « – Ho ho ! dit-il, les signes de croix, pour les fantômes, c’est radical. Ça, alors, personne ne peut dire le contraire ! Tout le monde te dira que ça les coupe en deux. »
      Je ricanai – assez faiblement – et je demandai :
      « Et toi, naturellement, les signes de croix, tu sais les faire ?
      – Bien sûr ! dit-il.
      – Et comment c’est, cette pantomime ? »
      Il se signa solennellement plusieurs fois. Je l’imitai aussitôt, en ricanant.
      — (Marcel Pagnol, Le château de ma mère, 1958, collection Le Livre de Poche, pages 146-147)
    • Avec grand-mère à l’église russe de la rue Daru, je me prosternais front contre terre auprès d’elle, je faisais le signe de croix, cette fois pas comme avec Adèle, de gauche à droite avec ma main ouverte, mais de droite à gauche avec mon pouce appuyé contre deux doigts. — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, page 235)
    • […], je dois murmurer à voix très basse :
      — Esprit-Saint, aidez-moi !
      L'idéal serait de faire en même temps le signe de croix. À l'église, pas de problème. En classe, dans la rue, impossible d'implorer le secours de l’Esprit-Saint : les communistes se moqueraient de moi.
      — (Yanny Hureaux, Bille de chêne: Une enfance forestière, Jean-Claude Lattès, 1996)

Variantes orthographiquesModifier

DérivésModifier

TraductionsModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier