FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1921) (Verbe) Dénominal de snob[1].
(Nom) De l’arabe صنوبر, ṣnwbr (« pin »).

Verbe Modifier

snober \snɔ.be\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Traiter quelqu’un avec mépris, mépriser, dédaigner
    • Il m’a bien vue à cette soirée mais il m’a snobée.
    • La fin des restrictions a conduit ensuite les gens des villes à prendre de la distance, à snober les paysans. — (Gilles Dautun, La vie rurale, mode d’emploi : pour une politique globale de la ruralité, 1992)
  2. Ignorer, refuser une faveur, un honneur ou une obligation sociale
    • Elle a snobé l’invitation que nous lui avions envoyée.
    • La maladie et la mort sont deux bourgeoises qu’il faut snober sans rougir. — (Laurent Dubé, La ligne du métis, 2004)

DérivésModifier

TraductionsModifier

Nom commun Modifier

snober \snɔ.be\ masculin

  1. (Maroc) (Algérie) (Botanique) Pin d’Alep.
    • Le pin d’Alep ou pin de Jérusalem, ou snober (Pinus halepensis) et d’arva (Pinus cembro) produisent de l'huile. — (A.M. Villon, Les corps gras: huiles, beurres, graisses, suifs, cire, pétrole, vaseline, corps gras minéraux, Tignol, 1890, page 161)
    • Dans les forêts des M'dakra, des Achach et des Beni Khiran, outre certaines essences déjà nommées, on trouve le tachta (Quercus ilex ?) et le bellout (Quercus ballota) dont on mange les glands, le tag, un genévrier dont le bois fournit d'excellent goudron, le snober (Pinus halepensis). — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 218)
    • Ainsi les cèdres (Bignoune) dominaient-ils sur les cîmes et les massifs culminants à plus de 2.000 m d'altitude; le pin d’alep (Snober) était plus répandu, mais sa densité était beaucoup plus importante au Nord et à moyenne altitude. — (Mansour Rahal, Les maquisards: pages du maquis des Aurès durant la guerre de libération, Ech Chourouk, 2000, page 107)

PrononciationModifier

RéférencesModifier