soûlographie

Voir aussi : soulographie

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Composé de soûl, avec le suffixe -graphie.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
soûlographie soûlographies
\su.lɔ.ɡʁa.fi\

soûlographie \su.lɔ.ɡʁa.fi\ féminin

  1. (Familier) (Vieilli) Ivrognerie.
    • S’il avait peu de connaissances en haute typographie, en revanche il passait pour être extrêmement fort dans un art que les ouvriers ont plaisamment nommé la soûlographie, art bien estimé par le divin auteur du Pantagruel, mais dont la culture, persécutée par les sociétés dites de tempérance, est de jour en jour plus abandonnée. — (Honoré de Balzac, Illusions perdues, Partie I : Les Deux Poètes, 1843)
    • Cette transformation du sentiment en intérêt personnel, ordinairement lente, tortueuse et hypocrite chez les gens bien élevés, fut rapide et directe chez le vieil Ours, qui montra combien la soûlographie rusée l’emportait sur la typographie instruite. — (Honoré de Balzac, Illusions perdues, Partie I : Les Deux Poètes, 1843)
    • Parfaitement ! Moi, le plus sobre des hommes ! Couché au poste !… Pour cause de soûlographie ! — (Alphonse Allais, Deux et deux font cinq : Pauvre garçon ! ou La Vie pas drôle, 1895)
    • Mais où Joseph triomphe, c’est dans la politique. Grâce à lui, le petit café, dont l’enseigne : « À l’armée française ! » brille sur tout le quartier, le jour, en grosses lettres d’or, le soir, en grosses lettres de feu, est maintenant le rendez-vous officiel des antisémites marquants et des plus bruyants patriotes de la ville. Ceux-ci viennent fraterniser là, dans des soûlographies héroïques, avec des sous-officiers de l’armée et des gradés de la marine. — (Octave Mirbeau, Le Journal d’une femme de chambre, 1900. p. 449-450.)

Variantes orthographiquesModifier

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier