somptuaire

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin sumptuarius (« dépensier », « relatif à la dépense ») dérivé de sumptus (« dépensé »), lui-même étant le participe passé de sumere (« prendre », « consumer ») composé de sub (« sous ») et emere (« prendre », « acheter »).

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
somptuaire somptuaires
\sɔ̃p.tɥɛʁ\

somptuaire \sɔ̃p.tɥɛʁ\ masculin et féminin identiques

  1. Relatif aux lois régissant et luttant contre les dépenses ostentatoires et luxueuses dans les cérémonies, dans les festins, dans les habits, dans les édifices, etc.
    • À ces stations se tenaient un certain nombre de voyageurs attendant l’arrivée ou le départ des trains, et de curieux pour qui voir défiler une suite de wagons est un spectacle récréatif, surtout dans la monotonie du dimanche protestant. Tout ce monde, riche ou pauvre, élégant ou délabré, était en pantalon noir, comme s’il eût obéi à un édit somptuaire ; jamais enterrement ne réunit un tel nombre de pantalons lugubres. — (Théophile Gautier, Ce qu’on peut voir en six jours, 1858, réédition Nicolas Chadun, pages 134-135)
    • Le luxe de l’habillement se développa même à ce point que des lois somptuaires furent plusieurs fois édictées afin d’enrayer cette mode qui se portait principalement sur les fourrures. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, 1873)
  2. Prend toutefois un sens plus large dans le langage courant, où les dépenses somptuaires ne sont pas liées à des lois somptuaires, mais sont des dépenses de prestige d'un luxe inconsidéré, allant bien au-delà du raisonnable, et mettant en danger un budget.

SynonymesModifier

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

Explication de Bernard Cerquiglini en images

RéférencesModifier