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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin sublīmĭtās, « hauteur, élévation, grandeur ».
Dérivé de sublime avec le suffixe -ité.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
sublimité sublimités
\sy.bli.mi.te\

sublimité \sy.bli.mi.te\ féminin

  1. Caractère de ce qui est sublime.
    • Quels termes saurai-je trouver, suffisamment simples dans leur sublimité, — suffisamment sublimes dans leur simplicité, — pour la simple énonciation de mon thème ? — (Edgar Poe, Eureka, 1848, traduction de Charles Baudelaire)
    • Pour sentir la sublimité de cette scène, il n’est pas inutile de penser à ce que Jésus exprime si profondément quand il parle du « Sein d’Abraham ». — (Léon Bloy, Le Salut par les Juifs, Joseph Victorion et Cie, 1906)
  2. Action ou parole sublime.
    • Au lieu des sublimités qu’il attendait, il ne rencontra que des platitudes, un style très lâche, de froides images et force comparaisons tirées de la boutique des lapidaires. — (Gustave Flaubert, Bouvard et Pécuchet, Lemerre, Paris, 1881)
    • Cela explique toutes les bassesses, en idées et en actes, comme aussi toutes les sublimités, en idées et en actes, de l’humanité. — (Émile Faguet, Initiation philosophique, troisième partie : Les Temps modernes, chapitre IX : Dix-neuvième siècle — France ; Hachette et Cie, Paris, 1918, page 161)
    • C’est pas de la faveur ?… la prison m’achève… eh, eh, eh ! c’est naturel ! 57 années d’héroïsme ! de sublimités de guerre et de Paix… j’en crèverais pas ? — (Louis-Ferdinand Céline [Louis Ferdinand Destouches], Féerie pour une autre fois, Gallimard, 1952)

SynonymesModifier

NotesModifier

  • «Votre sublimité», était le titre porté, entre autre, par les officiers supérieurs des rois Goths.

TraductionsModifier