successeur

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Emprunté au latin successor.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
successeur successeurs
\syk.sɛ.sœʁ\

successeur \syk.sɛ.sœʁ\ masculin (pour une femme, on peut dire : successeur, successeure, successeuse, successeresse, successrice) (voir Notes)

  1. Personne qui succède à une autre dans une fonction, un titre, un rôle ou une institution.
    • Le Curé, en mourant, devait laisser à son successeur, un lit garni, un pot de cuivre , un crémail, quelques petits meubles de bois et une poêle à frire. — (A.-D. Thiéry, Histoire de la ville de Toul et de ses évêques, Paris, Roret, Nancy, Grimblot & Raybois & Toul, Vve Bastien, 1841, p. 303)
    • Les successeurs de Descartes nient l'efficace des causes secondes. — (Jules Simon, Introduction de: « Œuvres de Descartes », édition Charpentier à Paris, 1845)
    • En combinant avec les observations si précises de M. Edwards celles de ses devanciers et de ses successeurs, nous pouvons en tirer une conclusion générale. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, Les Métamorphoses et la généagénèse, Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 3, 1856, p. 508)
    • L’évêque de Chartres venait de mourir et son successeur était l’un des plus vieux amis de Gévresin. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
  2. (Mathématiques) Nombre ou point qui suit un autre.
  3. (Théorie des graphes) Pour un sommet donné, autre sommet qui se situe à la fin d'un arc incident vers l’extérieur du premier.

NotesModifier

  • Utilisation du mot dans le cas d’une femme, plusieurs usages ont lieu :
  1. Pour certains, ce mot ferait partie d’une catégorie de noms en français dont le genre ne serait pas lié au sexe des personnes qu’ils désignent : Sera-t-elle le successeur de l’actuelle directrice ? C’est la position de l’Académie française — (La successeur, 7 janvier 2016).
  2. Pour d’autres, tout mot peut (ou doit) adopter le genre de la personne désignée : C’est pourquoi Ségolène Royal prit soin de dire qu’elle espérait être la « digne successeuse » de Maxime Bono à l’Assemblée nationale — (Thomas Brosset, Ségolène Royal à La Rochelle : une digne “successeuse” de Maxime Bono  ?, dans Sud Ouest, 10 mars 2012 [texte intégral]). Si la forme féminine n’est pas commune, ce ne serait pas dû à des difficultés intra-linguistiques, mais à un arbitraire d’origine extra-linguistique, social, qu’il est possible de surmonter tout aussi arbitrairement.
  3. Pour d’autres encore, la féminisation obéirait à une règle gnomique, qui voudrait qu’un nom en -eur ne puisse recevoir une forme féminine (en -euse, en -rice ou en -eure) que si le radical du nom masculin forme un verbe existant (*prédécéd-er n’existe pas et succéder a un radical différent), et si ce verbe n’est pas non plus sémantiquement distinct du nom (procurer, censer, professer). Donc selon cette règle on peut dire par exemple cureuse, encenseuse, penseuse, recenseuse, confesseuse, fesseuse, mais pas procureuse, censeuse, professeuse.
  4. On trouve également le mot au féminin sans changement de forme (épicène) :
    • Bertrand Delanoë et, dans une moindre mesure, sa successeur Anne Hidalgo pourraient être amenés à s’expliquer devant le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke, chargé du dossier. — (Jérôme Canard, La grande roue de la fortune parisienne, Le Canard Enchaîné, 18 octobre 2017, page 4)

AntonymesModifier

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier