FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin superbus.

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
superbe superbes
\sy.pɛʁb\

superbe \sy.pɛʁb\ masculin et féminin identiques

  1. Qui est très beau ou très bien fait, qu'on peut admirer.
    • Avec ça, je m'exhibe dans les boîtes de nuit et les grands restaurants la plus superbe poule qui se puisse rêver, ma dactylo, Suzanne, une enfant de dix-huit ans, fraîche, brune, émoustillante en diable, avec des yeux spirituels, dans une frimousse d'ingénue. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 180)
    • La célébration du mouloud, de la nativité du Prophète, à laquelle je viens d’assister, fut un beau spectacle surtout en raison du temps superbe dont il a été favorisé. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 234)
  2. Qui est imposant, qui a belle apparence, qui présente de la grandeur, de la magnificence, de la somptuosité.
    • À ce moment, il aperçut un ours superbe, un grizzly à fourrure noire, de haute taille, qui marchait sur ses pieds de derrière en longeant la voie, troublé sans doute par cette lutte des éléments qui impressionne si vivement les animaux. — (Jules Verne, Le Testament d’un excentrique, 1899, livre 2, chapitre 12)
  3. Qui est orgueilleux, arrogant.
    • Dieu se plaît à abaisser les esprits superbes. — Il affecte des airs superbes.

SynonymesModifier

DérivésModifier

TraductionsModifier

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
superbe superbes
\sy.pɛʁb\

superbe \sy.pɛʁb\ féminin

  1. Orgueil ; arrogance.
    • Je n’ai pas en effet, se disait-il, un orgueil naïf, extravasé, une élation, une superbe, s’affichant inconsciente, débordant devant tous ; […]. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
    • La superbe est le premier des sept péchés capitaux — (« superbe », dans Dictionnaire de l’Académie française, cinquième édition, 1798 → consulter cet ouvrage-Dictionnaire de l’Académie française, septième édition, 1878)
    • Ce désolant personnage, dont les velléités d’intelligence, s’il en eut jamais, furent rapidement étouffées par la ville-lumière, promène par monts et par vaux une superbe agressive et une incompréhension sans fissures. — (Samivel, L’amateur d’abîmes, 1940, réédition Le Livre de Poche, page 173)
    • De Terre et de Ciel encore naquirent d'autres enfants, trois êtres immenses et très forts, qu'il est dangereux de nommer, Kottos, Briaréôs et Gygès, tous trois pleins de superbe. — (Hésiode, Théogonie, traduction de Jean-Louis Backès, Gallimard, 2001)
    • La superbe affichée par le premier ministre a toutefois perdu de son lustre dans le dernier mois avec un nationalisme qui pâlit. — (Le Journal de Montréal, 4 octobre 2020)
  2. Grandeur.
    • Un siècle plus tard, Vierzon a perdu de sa superbe. La manufacture des Larchevêque a disparu, la ville industrielle en déclin est frappée par un taux de chômage de 12,8 % et compte deux fois plus d’allocataires du RSA que dans l’ensemble du département du Cher. — (Véronique Chocron, Vierzon place tous ses espoirs dans le bitcoin, Le Monde. Mis en ligne le 23 avril 2019)
    • Son propre chemin de croix a été douloureux jusqu’à maintenant. On ne perd pas cent livres et on ne plonge pas dans l’introspection sans perdre de sa superbe, de son ego et de son arrogance. — (Denise Bombardier, La résurrection de Coderre, Le Journal de Québec, 29 mars 2021)

PrononciationModifier

TraductionsModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

IdoModifier

ÉtymologieModifier

De superba et -e « adverbe »

Adverbe Modifier

superbe \su.ˈpɛr.bɛ\

  1. Superbement.

LatinModifier

ÉtymologieModifier

De superbus et -e « adverbe ».

Adverbe Modifier

superbe \Prononciation ?\

  1. Superbement.