FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

De suranné.

Verbe Modifier

suranner \sy.ʁa.ne\ transitif pronominal 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se suranner)

  1. (Désuet) Avoir plus d’un an de date, en parlant des lettres de chancellerie, des passeports, etc.
    • Laisser suranner un passeport.
    • Une prise de corps ne se suranne pas. (DE LAURIÈRE)
  2. (Par extension) (Vieilli) Rendre suranné ou démodé ; passer de mode.
    • […]; l’alcoran n'étant qu'un mélange de maximes confuses du Christianisme et du Judaïsme, dans lequel ils surannent aussi bien que nous la doctrine de Moïse, ne la faisant passer dans chacun des Azoares que comme un coup d'essai, une pure cérémonie,[…]. — (René du Chastelet des Boys, L'Odyssée ou Diversité d'aventures, rencontres et voyages en Europe, Asie et Afrique, 1665, dans la Revue africaine : Journal des travaux de la Société historique algérienne, tome 10, Alger : chez Bastide, 1866, p. 264)
    • (Absolument)Et vous qui riez de croyances que vous dites surannées, sachez que les nobles sentiments du cœur et les grands idéals des races historiques ne surannent jamais — et qu'ils seront encore dans la fleur de l'âge, quand le soleil d'une société fraternelle aura depuis longtemps dissipé les ombres qui vous voilent les horizons lointains de l'humanité! — (Maurice Hess, « Critique religieuse : Lettres sur la Mission d’Israël dans l'Histoire de l'Humanité », in Archives israélites : Recueil religieux, moral et littéraire, sous la direction de Isidore Cahen, tome 25, Paris : au bureau des Archives israélites, 1864, p. 436)

DérivésModifier

RéférencesModifier