FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

De nager avec le préfixe sur-.

Verbe Modifier

surnager \syʁ.na.ʒe\ intransitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Flotter à la surface d’un liquide.
    • Mais une épave, un reste de carcasse, le tronçon d’un mât, une hune brisée, quelques planches, cela résiste, cela surnage, cela ne peut fondre ! — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
    • Or, le bruit se répandit bientôt que le juif avait jeté l’hostie dans une cuve d’eau bouillante, à la suite de quoi l’eau aurait rougi sans s’altérer. Et l’on assurait que, depuis ce temps, l’enfant Jésus surnageait dans cette eau, sans qu’il fût possible de l’y enfoncer. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • Comme le supplicieur d'Orléans qui faisait bouillir les faux-monnayeurs et repoussait de la pique ceux qui venaient surnager, Ambroise Paré faisait échauder vivants deux petits chiens dans l'huile de lys. — (L'Union médicale du Canada, 1910, vol.39, page 529)
    • (Plus rare) (Transitif)Après refroidissement du liquide, l’acide palmitique solidifié surnage le liquide ; on le sépare de ce dernier, on le lave à l'eau, on le fait dissoudre dans l'alcool bouillant et l'y laisse cristalliser. — (J. Fritsch, Fabrication et raffinage des huiles végétales, manuel à l'usage des fabricants, raffineurs, courtiers et négociants en huiles, Paris : chez H. Desforges, 1905, p. 4)
    • (Transitif)S’il y a trop peu d’ammoniaque, l’huile surnagera le magmat en gouttes et le reste de l’émulsion sera toujours opaque. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
  2. (Figuré) Subsister en parlant de quelque chose, par opposition à d’autres choses qui disparaissent, qui sont oubliées.
    • À la longue les erreurs tombent et la vérité surnage.
    • Parmi une foule d’ouvrages tombés dans l’oubli, celui-là a surnagé.
    • De tous ces événements qui lui étaient arrivés, ce qui lui semblait surnager, c'était plus que jamais la nécessité urgente de se mettre sous la sauvegarde d'un tout-puissant protecteur comme Concini, maréchal d'Ancre. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, coll. « Le Livre populaire » no 31, 1907)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier