FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Composé de sur et de tout.

Adverbe Modifier

surtout \syʁ.tu\

  1. Principalement ; plus que toute autre chose.
    • L’élève du cheval de trait et du mulet est aujourd’hui une industrie très-prospère et surtout très-rémunératrice […] — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
    • […] les variations de température qu’on constate en Champagne, surtout au printemps, donnent à cette région un caractère continental […] — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 48)
    • La célébration du mouloud, de la nativité du Prophète, à laquelle je viens d'assister, fut un beau spectacle surtout en raison du temps superbe dont il a été favorisé. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, p. 234)
    • Les produits viennent surtout naturellement des grandes régions de l’industrie textile : Mulhouse pour les tissus de coton et la mercerie, le Nord pour les lainages, Troyes pour la bonneterie. — (Jean Pierre Fruit, Vexin normand ou Vexin parisien?: Contribution à l'étude géographique de l'espace rural, Presse Universitaires de France, 1974, p. 158)
    • Il avait fait considérablement pire avec un 45 tours dont le refrain était : « Ah ce qu'il est joli le petit Rocheteau », un nanar de niveau olympique, mais tout marchait, tout se vendait, même n'importe quoi, surtout n'importe quoi. — (Vincent Duluc, Un printemps 76, Éditions Stock, 2016)

Variantes orthographiquesModifier

SynonymesModifier

DérivésModifier

TraductionsModifier

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
surtout surtouts
\syʁ.tu\
 
Surtout de table à huit bras de lumière

surtout \syʁ.tu\ masculin

  1. (Vieilli) (Désuet) Sorte de vêtement fort large, que l’on mettait sur les autres.
    • […] un torse enveloppé d’un surtout de futaine avec une fourrure dont on voyait moins de poil que de cuir. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
    • […] on lui jetait sur les épaules un magnifique surtout de dentelles de Malines. — (Alexandre Dumas, Joseph Balsamo, 1846)
    • Et la coiffure des belles Géorgiennes, le « tassakravi », […], et leurs robes aux couleurs éclatantes, […], leur surtout d’hiver en velours garni de fourrure et d’orfèvrerie aux brandebourgs, leur mantille d’été […], – toutes ces modes, enfin, si soigneusement notées sur mon carnet de reporter, qu’en dirai-je maintenant ? — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, ch. I, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
    • Rappelons cependant que Chardon était de tenue négligée. En 1780, il possédait :
      Un surtout de sirsacas rayé jaune et blanc.
      Une redingote de taffetas à petits carreaux.
      — (André de Maricourt, « Un intendant de Corse sous Louis XVI : Daniel-Marc-Antoine Chardon et sa famille (1731-1805) », dans la Revue des questions historiques, vol. 77, Librairie de Victor Palmé, 1905, p. 538)
  2. Grande pièce de vaisselle d’orfèvrerie décorative que l’on place au milieu d’une table.
    • Et la vaisselle d’argent, les surtouts ciselés, les fleurs, les candélabres !… Jamais il ne se sera vu un réveillon pareil. — (Alphonse Daudet, Les trois messes basses, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, pages 195-196)
    • Au milieu de la table, la corbeille renfermait un massif de fleurs dans son large cercle de bronze doré, où les aigles s’éployaient parmi des étoiles et des abeilles, sous les anses lourdes formées de cornes d’abondance. Sur les côtés, des Victoires ailées soutenaient les branches enflammées des candélabres. Ce surtout de style Empire avait été donné par Napoléon, en 1812, au comte Martin de l’Aisne, grand-père du comte Martin-Bellème actuel. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 43)
    • Il disposa, au centre de la table, un surtout formé d'un bocal de formol à l’intérieur duquel deux embryons de poulet semblaient mimer le Spectre de la Rose, dans la chorégraphie de Nijinsky. — (Boris Vian, L’Écume des jours -1947)

HyponymesModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier