syndrome du garde champêtre

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

 composé de syndrome et de garde champêtre
Expression créée par l’écrivain Robert Beauvais et ainsi expliquée dans son livre L’hexagonal tel qu’on le parle (1970) : « On sait que le garde champêtre et les autres assermentés en uniforme ayant à choisir entre "nonobstant" et "malgré", ou "subséquemment" et "ensuite" iront d’instinct vers le plus redondant, cela en vertu de la fascination que les mots exercent, depuis toujours, sur les âmes simples. »

Locution nominale Modifier

syndrome du garde champêtre \sɛ̃.dʁom dy ɡaʁd ʃɑ̃.pɛtʁ\ masculin

  1. (Par plaisanterie) (Rare) Tendance qu’ont certaines personnes, particulièrement les personnes remplissant des fonctions officielles subalternes, à privilégier les mots compliqués aux mots simples.
    • En raison de ce syndrome du garde champêtre, il y aura toujours des gens pour penser que « ondée » est plus joli que « pluie », qui préféreront « opuscule » à « petit livre », « missive » à « lettre », « expliciter » à « expliquer », « pinacothèque » à « musée », « céphalalgie » à « mal de tête » et trouveront plus distingué d’avoir une protubérance qu’une bosse. — (Robert Beauvais, L’hexagonal tel qu’on le parle, Hachette, 1970)

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier