ténoriser

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Date à préciser) De ténor, avec le suffixe -iser.

Verbe 1 Modifier

ténoriser \te.nɔ.ʁi.ze\ intransitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Chanter avec une voix de ténor.
    • Arthur chante, ténorise, fait des farces, Lucien fume sa longue pipe d’ouvrier avec sérénité, Vieux Papa les écoute en rêvant et Mme Mamelin, grise et froide, pendant que Chrétien Mamelin se tient sur le seuil avec le vieux Kreutz, prépare pour tout le monde le souper, qu’on mangera par fournées, les enfants d’abord, les parents ensuite ; Cécile veillera les bébés qui s’endorment, les demoiselles Kreutz, aux cheveux d’étoupe, viendront en voisines dire un petit bonsoir et la porte s’ouvrira et se refermera sans cesse sur d’autres gens de la rue Puits-en-Sock. — (Georges Simenon, Pedigree, 1943, première partie, chapitre 5)

Verbe 2Modifier

ténoriser \te.nɔ.ʁi.ze\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Droit) (Désuet) Transcrire la teneur d’un acte ou d’un article.
    • Lorsqu’il s’agira de délits, la contestation sera précédée des conclusions du fisc, dans lesquelles seront ténorisés les divers chefs à contester. — (G. Flandin, Recueil des édits, lettres-patentes, manifestes et ordonnances publiés dans le duché de Savoie dès le 10 septembre 1814 […], Onzième volume, Chambéry, 1823)
    • On y rencontre d’abord diverses expressions qui ont vieilli ou disparu : solloyr, avoir coutume ; conduite, louage ; enchastre, compartiment, tiroir ; sans frauz ne baraz, sans fraude ni tromperie ; agir sous l’ombre du bien des pauvres, sous l’apparence, le prétexte ; puis le mot ténoriser, transcrire la teneur d’un acte ou d’un article, qui a survécu dans le langage des barreaux de la Savoie et de la Suisse romande. — (Savoie & savoyards, une page d’histoire chablaisienne : Le congrès des sociétés savantes de la Savoie tenu à Thonon les 19, 20, 21 et 22 août 1886, 1886)

TraductionsModifier

PrononciationModifier


HomophonesModifier

AnagrammesModifier