Voir aussi : tétard

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIVe siècle)[1] Du moyen français têtart, testart (« qui a une grosse tête ; entêté »), dérivé de teste (« tête ») avec le suffixe -art[1]. Le sens « larve de batracien » date d’environ 1611[1].
Synchroniquement, dérivé de tête avec le suffixe -ard.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
têtard têtards
\tɛ.taʁ\
ou \te.taʁ\

têtard \tɛ.taʁ\, \te.taʁ\ masculin

 
Un têtard de batracien, Litoria xanthomera.
 
Le têtard se transforme progressivement puis se métamorphose en batracien adulte.
 
Une allée de tilleuls taillés en têtard (3).
  1. Larve de batracien vivant dans l’eau et respirant par des branchies.
    • […] ; cette larve à corps ovalaire est munie d’une longue queue qui lui donne quelque ressemblance avec un têtard. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, Les Métamorphoses et la généagénèse, Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 3, 1856 (pages 496-519))
    • Il y a des perce-oreilles dans les chantiers des Ursulines, il y a des mille-pieds au Panthéon, il y a des têtards dans les fossés du Champ de Mars. — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
    • L’aération de l’eau peut être maintenue au moyen de bulleurs. Il est conseillé de placer les bulleurs à des endroits où ils n’entraînent pas de stress excessif chez les têtards. — (Lignes directrices de l'OCDE pour les essais de produits chimiques : Essais de métamorphose des amphibiens, OCDE, fascicule 231, 2009, page 15)
  2. (Par extension) Se dit de certains petits poissons à grosse tête, comme le chabot.
  3. (Horticulture) Façon de tailler un arbre, de façon qu’il forme une touffe épaisse au sommet du tronc.
    • Ce saule a été taillé en têtard.
    • Werst n’était plus qu’à trois portées de fusil, au delà d’une épaisse saulaie, formée de francs arbres et non de ces têtards rabougris, qui touffent à quelques pieds au-dessus de leurs racines. — (Jules Verne, Le Château des Carpathes, J. Hetzel et Compagnie, 1892, page 7)
    • Il était plus immobile que le têtard d'aune voisin dont, parallèles à ses jambes, descendaient vers l'Ommée deux racines rougeâtres. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 212)
  4. (Exploitation forestière) Arbre conservé dans une coupe de bois comme tête de limite.

SynonymesModifier

Façon de tailler un arbre :

DérivésModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

Larve de batracien :

Façon de tailler un arbre :

Apparentés étymologiquesModifier

→ voir tête

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier