BretonModifier

ÉtymologieModifier

De takon (« tacon ») avec le suffixe -añ.

Verbe Modifier

takonañ \ta.ˈkɔ̃ː.nã\ transitif ou intransitif (voir la conjugaison)

  1. Taconner, rapiécer.
    • N’eo ket o labourat evel ar re all, o takonañ, o wriat, o peilhat legumajoù a-hed an deiz, nann, re bell e oa chomet o vevañ e giz maouezed all, pa oa enni galloud awalcʼh da grouiñ traoù dicʼhortoz [...]. — (F. R. Meavenn, Nenn, in Gwalarn, niv 154-155, Du-Kerzu 1942, page 581)
      Elle ne travaillait pas comme les autres, à rapécer, à coudre, à éplucher les légumes toute la journée, non, elle était resté vivre trop longtemps comme les autres femmes, alors qu’il y avait suffisamment de potentiel en elle pour créer des choses inattendues [...].
    • Anaoud a reer bugale ar mammou dievez pe re vehiet a labouriou dre ar rogou, an toullou takonet fall, med ar re-ze n’eus ket outo atao ar re baoura. — (Per-Jakez Helias, Marh al lorh, Terre Humaine, Plon, 1986, page 197)
      On reconnaît les enfants des mères négligentes ou trop accablées de travail, aux accrocs, aux trous mal rapiécés, mais ceux-là ne sont pas toujours les plus pauvres.
    • E-pad an hanv, pa vije brao an amzer, an drag er-mêz, Saïg a ziske d’ar pôtr e vicher : ober skoulmou, spisa eur penn oser, eur greling, eur raling, ober eur strop, gwriat eur gouel freget pe he zakoni. — (Fañch al Lae, Bilzig, Ad. Le Goaziou, leorier, Kemper, 1925, pages 106-107)
      L’été, lorsqu’il faisait beau, la drague au large, Saïg apprenait son métier au garçon : faire des nœuds, épisser une aussière, un grelin, faire une estrope, coudre une voile déchirée ou la rapiécer.

SynonymesModifier

DérivésModifier