terre-plein

Voir aussi : terreplein

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

 Composé de terre et de plein, adaptation de l’italien terrapieno (« rempli de terre »).

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
terre-plein terre-pleins
\tɛʁ.plɛ̃\
 
Deux terre-pleins à Kobé, au Japon. (4)

terre-plein \tɛʁ.plɛ̃\ masculin (orthographe traditionnelle)

  1. (Fortification) Surface plate et unie d’un ouvrage de fortification.
    • Le terre-plein d’un rempart, d’un bastion.
    • Le terre-plein d’un cavalier.
  2. Terrain élevé que soutiennent des murailles.
    • Le terre-plein du Pont-Neuf.
    • Des terre-pleins.
    • Comme je traversais le Pont-Neuf pour rentrer dans mon vieux faubourg désert, je vis sur le terre-plein, au pied du socle sur lequel s’élevait naguère la statue de Henri IV, un chanteur de l’Académie de musique qui disait l’hymne des Marseillais d’une voix pathétique. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 171)
  3. (Urbanisme) Refuge légèrement surélevé occupant le milieu de la chaussée, permettant aux piétons d’interrompre leur traversée en toute sécurité.
    • Pendant plus d'une demi-heure, Didier arpenta les terre-pleins du boulevard de Clichy et finit par s'asseoir sur un banc proche de la place Pigalle. — (Bruno Guiblet, L'Ignoble cosmonaute, NiL éditions, 1998, page 106)
    • Son statut d’avenue aurait pu paraître usurpé s’il n’y avait eu sa surprenante, son inutile largeur, et le terre-plein planté d’arbres qui séparait les deux voies de circulation à présent désertes. — (Michel Houellebecq, Sérotonine, Flammarion, 2019, page 84)
  4. Étendue artificielle de terre acquise sur la mer par remblaiement.
  5. Terre rapportée, pour servir de terrasse ou de chemin (d'après Littré).
    • On allait inaugurer au milieu de la place la statue équestre de Vercingétorix.
      La chose avait traîné longtemps. Une première souscription nationale, organisée sept ans plus tôt, n’avait produit que la somme de soixante-seize francs vingt. Avec cette somme, le Comité d’initiative fit établir un modeste terre-plein sur la place Sainte-Ursule.
      La vue de ce terre-plein finit par provoquer, au bout d’un an, l’ouverture d’une souscription régionale. L’élan de la région fut tel que l’on recueillit huit cent trente-deux francs. Avec cette somme, le nouveau Comité fit construire sur le terre-plein un socle de granit.
      — (Jules Romains, Les Copains, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 164)

Variantes orthographiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier