thé rouge

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Composé de thé et de rouge, signifiant la couleur de l’eau.

Locution nominale Modifier

Singulier Pluriel
thé rouge thés rouges
\te ʁuʒ\
 
Une verre de thé rouge, de rooibos.

thé rouge \te ʁuʒ\ masculin

  1. Thé noir, thé le plus commun en Europe, dont les feuilles rougissent lors de l’infusion, ce qui donne une boisson rougeâtre.
    • Ils boivent du thé vert ou du thé rouge : ce dernier est, notre thé noir. Je n'y ai jamais vu faire un mélange des deux thés vert et rouge. — (Sinibaldo de Mas, La Chine et les puissances chrétiennes, tome 1, Paris : Librairie de L. Hachette & Cie, 1861, p. 154)
    • Le thé le plus exquis est un thé dont les feuilles sont dorées comme celles du tabac turc ; les Chinois l'appellent le thé rouge. Ne s'en procure pas qui veut. — (Léon Caubert, Souvenirs chinois, Paris : Librairie des bibliophiles, 1891, note n° 1 p. 130)
  2. Infusion de rooibos.
    • Le thé rouge est une boisson différente de notre thé habituel : il s'agit d'une infusion de feuilles de Rooibos (ou tisane Rooibos), un petit arbuste qui pousse exclusivement en Afrique. Le thé rouge a comme particularité de ne pas contenir de théine, il n'est donc ni excitant ni diurétique ce qui en fait une boisson à base de plante idéale en soirée. — (Aurèle Mariage, Les boissons pour maigrir: Comment boire et choisir ses boissons pour maigrir définitivement, chez l'auteur, 2016, p. 44)
  3. (Saint-Pierre-et-Miquelon) Gaulthérie couchée (Gaultheria procumbens)[1].
    • Le thé rouge contient du salicylate de méthyle et passe pour être efficace contre les douleurs de rhumatisme. La feuille a une saveur très prononcée et se prépare en infusion. — (Edgar Aubert de la Rüe, Saint-Pierre et Miquelon: Un coin de France au seuil de l'Amérique, Éditions Horizon de France, 1963)
    • Les premiers se hâtent de courir « en montagne » y cueillir leurs graines, à eux, le thé rouge (gaultheria procumbens) aux feuilles pourprées et le thé d’anis (chiogenes hispudula), les seconds, le thé de Samos (ledum palustre), ce grand combattant des maladies de poitrine dans les régions boréales. — (Pierre Énim, Ceux de l'épave: Roman de Saint-Pierre et Miquelon, Paris : éditions Alsatia, 1966, part. 2, chap. 1)

TraductionsModifier

Thé rouge chinois : → voir thé noir

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

  1. Patrice Brasseur et Jean-Paul Chauveau, Dictionnaire des régionalismes de Saint-Pierre et Miquelon, 1990, Tübingen, Niemeyer, page 672, ISBN 3-484-56005-3