timidité

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin timiditas.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
timidité timidités
\ti.mi.di.te\

timidité \ti.mi.di.te\ féminin

  1. Caractère de celui qui est timide.
    • Il sentait couler dans ses veines toute la sanie des rêves impuissants, des appétences infécondes, et sur son échine s’appesantissait le fardeau de la résignation et de la timidité. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 27)
    • M’est avis que ces apparences exprimaient tout simplement une grande timidité qui, jointe, comme il advient, à de la naïveté, composait un être de gaucherie. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
    • (Figuré) Enfin, à l'image des oiseaux des îles Falkland, décrits par Darwin en 1835, les limules manquent de timidité. En effet, ils ne craignent pas l'homme et ne sont aucunement intimidés par sa présence. Se pencher sur un limule est aussi une expérience un peu troublante... Souvent, l'invertébré se positionne pour mieux percevoir l'étranger. Dès lors, on ne sait plus très bien qui étudie qui. — (Martin Daigneault, Limules: une histoire naturelle, Institut océanographique, 2005, page 51)
  2. Esprit, action, paroles qui manquent de hardiesse ou d'envergure.
    • On blâma la timidité de sa conduite.
    • La timidité de ses conseils devint funeste.
    • Il sentait aussi l’approche d’une conversation d’un ordre trop élevé, dans laquelle la timidité de son esprit l’empêchait de se hasarder. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, chapitre XIX, 1826)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

  • timidité sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier