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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XVIe siècle) Il l'avala tout de gob sans mascher, de gober[1] : « d'un trait ».

Locution adverbiale Modifier

tout de go \tu də ɡo\

  1. (Populaire) Comme ça vient sur le moment, sans prendre de précautions ou réfléchir à ce que les autres vont en penser.
    • J’avais bien eu l’idée, dès que tu as été mieux, de te la camper tout bonnement à ton chevet, mais il n’y a que dans les romans qu’on introduit tout de go les jeunes filles près du lit des jolis blessés qui les intéressent. — (Victor Hugo, Les Misérables, t. V, 1862)
    • Mais il n’osa pas d’abord lui parler de l’affaire, son courage s’en allait, à l’idée de conter ainsi tout de go la culbute avec Françoise. — (Émile Zola, La Terre, 1887)
    • Je répétai tout de go la phrase et je vis, à la surprise et à l’ennui du père Mathieu, que je n’avais pas, quant à lui, exagéré l’importance de cette phrase. — (Gaston Leroux, Le Mystère de la chambre jaune, 1907)
    • Petite, osseuse, énergique, un peu masculine, elle n’a rien de la femme du monde affectée : cette vieille dame dit tout de go ce qu’elle pense et qui elle aime. — (Daniel Guérin, Un jeune homme excentrique, Julliard, 1965, p. 127-128)
    • Le chat la prenant pour sa mère,
      Se mit à téter tout de go.
      — (Georges Brassens, Brave Margot, 1953)
    • Il est humain de se réfugier derrière les haies du recul, et l'on hésite à se prononcer tout de go pour ou contre un tableau, un concerto, un roman, qui supposent cependant des préparations de fourmis. Mais l'éloquence vous a des façons d'huissier : il vous faut voter, applaudir, décider dans l'instant même ! — (Léon-Paul Fargue, Méandres, 1946)

SynonymesModifier

RéférencesModifier