traînard

Voir aussi : trainard

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

De traîner, avec le suffixe -ard.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
traînard traînards
\tʁɛ.naʁ\

traînard \tʁɛ.naʁ\ masculin (pour une femme on dit : traînarde).

  1. (Vieilli) (Militaire) Soldat qui reste en arrière de la troupe avec laquelle il doit marcher.
    • On traversait des villages presque abandonnés; des traînards occupaient seuls des maisons, s’entassaient aux granges, sourds hagards, insensibles aux menaces, aux prières. Ils aimaient mieux se faire prendre, bétail humain, par les uhlans à leur poursuite. — (Paul et Victor Margueritte, Les tronçons du glaive, 1900)
  2. Personne qui est à la traîne dans une course ou une marche.
  3. (Par extension) (Familier) Personne négligemment lente.
    • Quel insupportable traînard !
  4. (Navigation) Dispositif à l’arrière d’un voilier destiné à diminuer la vitesse ou à augmenter sa stabilité.
    • La mer était encore creuse et désordonnée. Je devrais peut-être bientôt redéployer le traînard […] — (Roger Taylor, Mingming au rythme de la houle, La Rochelle, La Découvrance, 2014)
  5. (Peinture) Pinceau à poil long.
    • Tout étant ainsi préparé, on met l’une des positives préparée comme je le disais à l’instant, sur un morceau de verre, puis le traînard est trempé dans la dite couleur jusqu’au tiers environ de la longueur des poils, afin qu’il soit imprégné bien uniformément ; on n’a plus ensuite qu’à poser le pinceau par la pointe sur l’objet en le laissant se coucher insensiblement en arrivant vers la fin du filet. — (G. Debonliez et F. Fink, Nouveau manuel complet du bronzage des métaux et du plâtre traitant des enduits et des peintures métalliques, 1870)

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin traînard
\tʁɛ.naʁ\

traînards
\tʁɛ.naʁ\
Féminin traînarde
\tʁɛ.naʁd\
traînardes
\tʁɛ.naʁd\

traînard

  1. (Péjoratif) ou (Familier) Qui traîne.
    • Quand Conan, dans les popotes de Monastir, avec son accent traînard, rapportait ce dialogue, qu’on le soupçonnait d’avoir embelli, tous guettaient ce « jeune héros » qui s’achevait en un gloussement, car le narrateur, à ce moment de son récit, n’était jamais maître de sa joie. — (Roger Vercel, Capitaine Conan, Albin Michel, 1934, collection Le Livre de Poche, pages 19-20.)
    • Conan, dédaigneusement, laissait tomber, exagérait son allure traînarde, ses roulements d’épaules endormis. — (Roger Vercel, Capitaine Conan, Paris, Albin Michel, 1934).

SynonymesModifier

personne lente

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier