trafic d’influence

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIXe siècle) Composé de trafic et de influence.

Locution nominale Modifier

Singulier Pluriel
trafic d’influence trafics d’influence
\tʁa.fik d‿ɛ̃.fly.ɑ̃s\

trafic d’influence masculin

  1. (Droit) Délit de recevoir des dons pour favoriser les intérêts d'une personne auprès des pouvoirs publics.
    • Ces marchés politiques portèrent un coup funeste aux mœurs : bien des gens sans opinion arrêtée adoptaient un parti uniquement pour se faire acheter ; et, après s’être fait un revenu de ce trafic d’influence, il ne leur était plus possible de rester purs. — (Jean-Marie Chopin, Révolutions des peuples du Nord, tome III, Wouters, Raspoet et Ce, Bruxelles, 1843, page 138)
    • A la différence de l’infraction d’ingérence, les infractions de corruption et de trafic d’influence supposent généralement le concours de deux personnes: celle qui sollicite ou accepte les dons ou promesses et trafique de sa fonction ou de son influence et celle qui, par ses dons ou promesses, cherche à détourner la première de ses devoirs. — (Jean-Marie Toppia, Fonction politique et délit d'ingérence, Éditions de l’Aube, 1996, page 57)
    • Obstinément derrière ses petites magouilles, ses trafics d’influence et ses putains. Il avait compris qu’au sultanat des truands et du népotisme, un miracle, ça se négocie. — (Yasmina Khadra, Morituri, éditions Baleine, 1997, page 17)

HyperonymesModifier

TraductionsModifier

Voir aussiModifier