travaux publics

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

 Composé de travail et de public.

Locution nominale Modifier

Masculin pluriel
travaux publics
\tʁa.vo py.blik\

travaux publics \tʁa.vo py.blik\ masculin pluriel

  1. (Histoire de France, Militaire) Peine de travaux forcés infligée par la justice militaire.
    • A peine une année après son mariage, Abd-el-Kader se fit condamner à dix ans de travaux publics pour voies de fait envers un supérieur en dehors du service... — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
    • À trente-six ans, il comptait cinquante années de prison : centrale, travaux publics... […]. Il avait été exclu de l'armée […]. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
  2. (Courant) Ensemble de travaux de construction, d’aménagement ou d’entretien effectué par l’administration pour son compte dans un but d’intérêt général, ou en exécution d'une mission de service public.
    • Le sophisme que je combats dans cet écrit est d’autant plus dangereux, appliqué aux travaux publics, qu’il sert à justifier les entreprises et les prodigalités les plus folles. Quand un chemin de fer ou un pont ont une utilité réelle, il suffit d’invoquer cette utilité. Mais si on ne le peut, que fait-on ? On a recours à cette mystification : « Il faut procurer de l’ouvrage aux ouvriers. » — (Frédéric Bastiat, Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas, 1850)
    • D’une honnêteté violente, défendant avec férocité les deniers de l(État, mon père surveillait de très près les entreprises de Travaux publics qui travaillaient aux premières voies ferrées dans les départements de l'Ouest. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
    • Il se déplace parfois loin de chez lui, certaines entreprises de travaux publics envoient leurs équipes dans toute la France, voire à l’étranger. — (ONISEP - Conducteur(trice) d'engins de travaux publics, 2008)

TraductionsModifier