FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1488)[1] Du latin tropaeum (« trophée »)[2] devenu trophaeum en bas latin.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
trophée trophées
\tʁɔ.fe\

trophée \tʁɔ.fe\ masculin

  1. (Antiquité) Dépouille d’un ennemi vaincu, que l’on mettait ordinairement sur un tronc d’arbre dont on avait coupé les branches.
  2. Dépouille d’un vaincu.
    • Louis XVI cria son innocence sur l'échafaud, mais Santerre fit couvrir sa voix par le roulement des tambours. Sa mort fut atroce. Il se débattit et le couperet mutila sa mâchoire sans décoller sa tête. Affreux trophée que le fils du bourreau brandit à la place de son père, écœuré, devant une foule stupéfaite, puis en transe. — (Le Figaro, 1er juillet 1989)
  3. Assemblage d’armes, de drapeaux, élevés et disposés avec art, pour conserver le souvenir d’une victoire, d’une conquête.
    • Dresser, élever, ériger un trophée.
    • Sculpter des trophées sur un arc de triomphe.
  4. Panoplie d'armes suspendues au mur.
  5. (Sens figuré) Victoire.
     
    Un trophée sportif.
    • Fier de tant de trophées.
    • De glorieux trophées.
  6. (Sport) Récompense remise au vainqueur dans une compétition sportive.
    • Je leur fis voir des photographies de ma croisière, mes trophées de tennis et jouai en leur honneur sur le gramophone quelque disques de Granados. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
  7. (Art) Ornement représentant un assemblage de divers objets employés dans une science ou dans un art, et qui en sont comme les attributs.
     
    Trophées de musique.
    • Il avait fait sculpter sur les lambris de son salon des trophées de musique, d’astronomie, de chasse, de labourage, etc.

HyponymesModifier

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

  • France (Nancy) : écouter « trophée [tʁɔ.fe] »
  • France (Lyon) : écouter « trophée [tʁɔ.fe] »
  • France : écouter « trophée [tʁɔ.fe] »

Voir aussiModifier

  • trophée sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier