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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Dérivé de vaincre avec le suffixe -eur.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
vainqueur vainqueurs
\vɛ̃.kœʁ\

vainqueur \vɛ̃.kœʁ\ masculin et féminin identiques ou, plus rarement, masculin (pour une femme on peut dire : vainqueure, vainqueuse, vainqueresse, victrice)

  1. Personne ayant remporté une bataille ou une guerre.
    • Tant que l'homme ne fut pas capable de produire plus que le strict nécessaire à sa survivance, les vainqueurs ne pouvaient que mettre en fuite et massacrer les vaincus, et s'emparer des aliments récoltés. — (Errico Malatesta, Le Programme anarchiste,)
    • En aviation, c'est comme à la guerre: celui qui tient le plus longtemps est le vainqueur certain. — (Dieudonné Costes & Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
    • Si, lors de la distribution des dépouilles, les vainqueurs ont appliqué aux vaincus la brutale formule du væ victis, cela ne veut pas dire que dans leur camp même le principe égalitaire ait été respecté. — (Victor Margueritte, Avortement de la S.D.N. (1920-1936), Flammarion, 1936, p.78)
    • En général, les vainqueurs refusent le mariage légal avec les vaincus, sinon avec quelques membres de l'élite des vaincus pour favoriser sa résignation. — (L’insoutenable légèreté du darwinisme, dans Le Québec sceptique, n° 60, pp.40-47, été 2006)
    • L'histoire est toujours écrite par les vainqueurs. — (Danic Parenteau, « “Le Canada est fait, maintenant il faut faire les Canadiens!” Essai sur le processus de construction identitaire national canadien », in Argument, vol. 19, n° 2, printemps-été 2017, page 88)
  2. (Par extension) Personne ayant remporté une course, une compétition.
    • Rivaux comme tous bons chasseurs, c’était à qui raserait à l’autre le lièvre indiqué, et le roulé subissait naturellement les quolibets du vainqueur. — (Louis Pergaud, Un renseignement précis, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Les flûtes, l'une après l'autre, inventent et modulent de gracieuses variations, comme pour célébrer joyeusement la virtuosité du vainqueur. — (Out-el-Kouloub, « Zariffa », dans Trois contes de l'Amour et de la Mort, 1940)
    • Non, non, généralement les mecs ont été : soit vainqueur du rallye automobile de Tataouine-les-Bains ; soit vainqueur du critérium de Trifouillis-les-Oies ; […]. — (Jean-Pierre de Langlard, Les Lacets du destin, page 27, Éditions Publibook, 2011)
  3. (Figuré) Personne qui surmonte des obstacles, qui dompte des passions.
    • Le vainqueur laisse au loin la tourbe des lassables, ceux qui ont admis des murailles et que l’empêchement arrête ; seul, il a droit à nos palpitantes pitiés, car lui aussi se fatigua mais bien davantage; […]. — (Aurel, Les jeux de la flamme: roman, Mercure de France, 1906, page 236)
    • Le sage est vainqueur de ses passions.

NotesModifier

Certaines sources considèrent qu’il n’y a pas de féminin, et qu’il convient d’utiliser victorieuse[1][2].

SynonymesModifier

DérivésModifier

TraductionsModifier

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
vainqueur vainqueurs
\vɛ̃.kœʁ\

vainqueur \vɛ̃.kœʁ\ masculin et féminin identiques

  1. Qui a vaincu.
    • Les représentants des pays vainqueurs mettent en place les décisions prises pour la nouvelle Europe lors du Congrès de Vienne. Le Traité de Paris du 20 novembre 1815 redessine les frontières de la France qui est contrainte de verser une indemnité aux pays vainqueurs. — (Catherine de Duve, Le Petit Waterloo, Bruxelles : Kate'Art Éditions, 2015)
    • Après la guerre, le traité de Versailles avait alors contraint l’Allemagne à céder ses colonies aux nations vainqueurs. — (Chronique du XXème siècle, Éditions Chronique, 2013, p.1894)
    • (Figuré) (En parlant des choses)Un charme vainqueur.
  2. (Ironique) Qualifie un port ou un air de suffisance, de satisfaction ou de triomphe.
    • En vain je parcourais les promenades d'un petit air vainqueur; je me dandinais, je frappais l'air de ma badine d'ébène, j'arrangeais mes cheveux, je dérangeais ma cravate; en un mot, je me donnais des grâces: rien n'y faisait. — (Édouard Lemoine, Une maison de Bouillotte, dans le Musée français, 1837, vol.2, page 254)
    • Non que j'aie le dernier mot : d'habitude, avec déférence, je le leur laisse, mais alors ils savent eux-mêmes que c'est un mot et se composent un visage vainqueur à si grand renfort de tics que c'en est pitié. — (Maurice Clavel, La Pourpre de Judée: ou les Délices du genre humain, Christian Bourgois éditeur, 1967, p.34)

NotesModifier

On trouve rarement les formes féminines vainqueure, vainqueuse ou vainqueresse.

SynonymesModifier

AntonymesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier