vandalisme

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1794)[1] Dérivé de vandale avec le suffixe -isme, mot forgé par l’abbé Grégoire comparant les destructions révolutionnaires au sac de Rome par les Vandales en 455.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
vandalisme vandalismes
\vɑ̃.da.lism\

vandalisme \vɑ̃.da.lism\ masculin

  1. Acte de vandale, saccage, destruction.
    • À Paris, le vandalisme florit et prospère sous nos yeux. Le vandalisme est architecte. Le vandalisme se carre et se prélasse. Le vandalisme est fêté, applaudi, encouragé, admiré, caressé, protégé, consulté, subventionné, défrayé, naturalisé. Le vandalisme est entrepreneur de travaux pour le compte du gouvernement. Il s’est installé sournoisement dans le budget, et il le grignote à petit bruit, comme le rat son fromage. Et certes, il gagne bien son argent. Tous les jours il démolit quelque chose du peu qui nous reste de cet admirable vieux Paris. Que sais-je ? le vandalisme a badigeonné Notre-Dame, le vandalisme a retouché les tours du Palais-de-Justice, le vandalisme a rasé Saint-Magloire, le vandalisme a détruit le cloître des Jacobins, le vandalisme a amputé deux flèches sur trois à Saint-Germain-des Près. — (Victor Hugo, Guerre aux démolisseurs, 1832.)
    • L'architecture et la statuaire eurent à regretter un grand nombre de chefs-d'œuvre, victimes de ce vandalisme chrétien qui précéda celui des Barbares. Le célèbre saint Martin de Tours ne laissa pas un temple, pas une pierre fitte, pas un chêne, consacré par le druidisme, debout dans son diocèse. — (Jules Zeller, Les Empereurs romains: Caractères et portraits historiques, part. 4 : L'Empire administratif, chap. 6 : Théodose (379-395 ap. J.-C.), Paris : chez Didier & Cie, 2e éd., 1863, page 536)
  2. (Par extension) Conduite, état d’esprit de ceux qui détruisent des monuments, des œuvres d’art.
    • On commit à cette époque beaucoup d’actes de vandalisme.
    • Le vandalisme de ces sectaires s’attaqua surtout aux monuments religieux.
    • Il semble que l’on pouvait imiter notre révolution par un autre côté que par son stupide vandalisme. C’est le sentiment que l’on éprouve toutes les fois que l’on visite un couvent dépeuplé, à l’aspect de tant de ruines et de dévastations inutiles, de tant de chefs-d’œuvre de tous genres perdus sans retour, de ce long travail de plusieurs siècles emporté et balayé en un instant. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
  3. Action de détériorer avec l’intention de nuire (par exemple sur un wiki).
    • Merci de ne plus ajouter de contenu non encyclopédique à Wikipédia, car cela est considéré comme du vandalisme et peut être réprimé, notamment par un blocage de votre accès. Si vous voulez vous familiariser avec le projet, utilisez le bac à sable ou consultez la page d’aide. — (Exemple d'avertissement adressé à un vandale sur Wikipédia)

Apparentés étymologiquesModifier

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

NéerlandaisModifier

ÉtymologieModifier

(1825) Du français vandalisme.

Nom commun Modifier

vandalisme \Prononciation ?\ neutre

  1. Vandalisme.

Apparentés étymologiquesModifier

Taux de reconnaissanceModifier

En 2013, ce mot était reconnu par[1] :
  • 99,1 % des Flamands,
  • 99,3 % des Néerlandais.

PrononciationModifier

RéférencesModifier

  1. Marc Brysbaert, Emmanuel Keuleers, Paweł Mandera et Michael Stevens, Woordenkennis van Nederlanders en Vlamingen anno 2013: Resultaten van het Groot Nationaal Onderzoek Taal, Université de Gand, 15 décembre 2013, 1266 p. → [lire en ligne]