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Sommaire

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Composé de veau et de or.

Locution nominale Modifier

 
L’adoration du veau d’or.

veau d’or \vo dɔʁ\ masculin

  1. (Sens propre) Statue érigée par les Hébreux au pied du Mont Sinaï et qu'ils vénéraient comme une idole ; épisode de l’Exode.
    • Propiciation était une fête solemnelle des Juifs, que l’on célébrait le 10 du mois de Tisri, qui est leur septieme mois, & qui répond à celui de Septembre. Elle fut instituée pour conserver la mémoire du pardon qui fut annoncé au peuple d’Israël par Moïse de la part de Dieu, qui leur remit la peine qu’ils avoient méritée pour avoir adoré le veau d’or. — (« Propiciation », dans L’Encyclopédie, 1751)
  2. (Figuré) Puissance de l’argent, des richesses.
    • Adorer, sacrifier, rendre un culte au veau d'or, s'abaisser devant un personnage puissant ou riche ; céder aux puissances de l'argent.
    • Tout en convoitant les millions, il ne s'était pas abaissé à les courtiser ; s'il avait, lui aussi, sacrifié au veau d'or, il l'avait fait sans incliner le front ni ployer le genou. — (Jules Sandeau, Sacs et Parchemins, 1851)
    • L'oncle Charles révisa ces catéchismes d'avarice et d'usure. On n'avait jamais vu cela, un banquier contre le veau d'or. — (Jean Giraudoux, Bella, 1926)

TraductionsModifier

Voir aussiModifier